Sciences

Y a-t-il un “effet Google” sur notre mémoire ?

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L’utilisation courante d’Internet influerait-elle sur notre manière d’utiliser notre mémoire? Aurait-elle des effets sur nos capacités cognitives? Certains tests, menés sur des groupes de volontaires, sembleraient l’indiquer, bien qu’il soit difficile d’en tirer des conclusions définitives.

Un possible “effet Google” sur la mémoire

Par le biais de moteurs de recherche comme Google, nous avons accès à un gisement quasi inépuisable de connaissances. Cet instrument de connaissance, rapide et commode, remplace les fastidieuses recherches à la bibliothèque et les demandes de renseignements à notre entourage.

Mais cet accès instantané à l’information pourrait modifier le fonctionnement de notre mémoire. Ainsi des chercheurs américains ont-ils constaté que des personnes chargées de mémoriser un fait s’en acquittaient moins bien si elles savaient que l’ordinateur avait sauvegardé les données en question.

D’autres expériences semblent également montrer que la certitude de trouver rapidement, sur Internet, toutes les ressources dont on a besoin affecterait les procédures habituelles de mémorisation.

En effet, la toile tient lieu des amis, des collègues et de tous les partenaires qui, dans une logique transactive, faisaient reposer l’acquisition et la mémorisation de connaissances sur de nombreux relais.

De même, la rapidité d’accès à Internet inciterait à moins solliciter ses souvenirs et connaissances personnels, au bénéfice d’informations immédiates. L’usage quotidien des ressources permises par la toile donnerait enfin l’impression d’avoir réponse à tout.

Des conclusions à relativiser

Les personnes sachant qu’une information a été sauvegardée par l’ordinateur la mémorisent moins bien que celles qui pensent qu’elle a été effacée. Mais l’écart entre ces deux groupes est assez faible, trop peut-être pour être vraiment significatif.

Par ailleurs, une des expériences menées par la même équipe de chercheurs américains semble aboutir à des conclusions inverses.

Il est également possible de se demander si la variété des supports présentés par les sites consultés, de l’image au graphique ou au son, ne fournit pas des outils supplémentaires à la capacité de mémorisation.

L’existence d’Internet, et de ses moteurs de recherche, pourrait être considérée comme un nouvel outil de stockage, auquel la mémoire finirait par s’accoutumer, dans un perpétuel effort d’adaptation. Enfin, les chercheurs eux-mêmes considèrent qu’il serait prématuré de tirer des conclusions trop hâtives de leur étude.

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