Sciences

Utilise-t-on vraiment seulement 10% de notre cerveau ?

Abonnez-vous au podcast “Choses à Savoir Sciences” pour ne rater aucun nouvel épisode:
apple-r-1 S’abonner
spotify-r. S’abonner
castbox-r S’abonner
deezer-r S’abonner
google-r S’abonner
rss-r S’abonner

.
Non. C’est une croyance répandue mais infondée.

On entend même dire parfois que si nous utilisions les 90% inexploités nous pourrions développer des capacités paranormales. Tout cela relève du mythe. Nous utilisons tout notre cerveau. Et cela nous coûte beaucoup d’énergie, à peu près 20% de toute celle que nous produisons. Chez les plus jeunes ce chiffre monte même à 60% chez les bébés.

Nous dépensons cette énergie pour faire marcher surtout les neurones qui sont tout de même plus de 90 milliards ! Nous utilisons donc notre cerveau à plein régime. Si le mythe des 10% était vrai alors notre corps ne serait pas conçu pour lui fournir l’énergie suffisante pour fonctionner à 100%. Ce qui dans la théorie de l’évolution semble fort peu probable.

De plus des études scientifiques ont confirmé par imagerie cérébrale l’utilisation globale de notre cerveau. Toutes les zones du cerveau ne sont pas activées avec la même intensité, c’est un fait. Mais toutes sont d’une façon ou d’une autre utilisées.

A certains moment une partie seulement des neurones peuvent être activée. Il peut donc y avoir des régions plus actives que d’autres. Ceci s’explique car le cerveau optimise ainsi sa dépense d’énergie.

D’où vient cette légende urbaine ? Elle est attribuée à plusieurs personnes différentes. Une de ses origines remonte à l’époque victorienne. Des psychologues de Harvard dévelopent l’idée d’une réserve d’energie à la fin du 19ème siècle. Pour prouver leur théorie, ils élèvent un enfant prodige, William James Sidis, dont le QI était prétendument de 250-300, ce qui est en fait impossible.
Certains attribuent également ce mythe à une phrase prétenduement (là encore) prononcée par Einstein selon laquelle ses hautes capacités intellectuelles seraient dues à son aptitude à utiliser plus de 10 % de son cerveau.

Pourtant il faut reconnaitre que certains scientifiques défendent cette idée. Par exemple Simon Thorpe, directeur de recherche au CNRS, selon lequel l’idée de capacités cérébrales non exploitées à leur maximum n’est pas si farfelue que ça. Selon lui « une grande quantité de neurones peuvent être en quelque sorte endormis. Ces neurones seraient des traces de mémoire, dans l’attente d’un stimuli. Ils nous permettraient par exemple de reconnaître des musiques entendues plusieurs décennies plus tôt.» Il poursuit: « si un jour on trouvait un moyen de les libérer, on aurait, comme un enfant à la naissance, des capacités phénoménales d’apprentissage. Cela renforce l’idée, pas totalement délirante, qu’une partie de notre cerveau pourrait ne pas être utilisée.» Mais pour une majorité de scientifique cela relève de la science fiction !

1 commentaire

1 commentaire

  1. Philipe le LYON

    1 juin 2020 at 19 h 08 min

    désolé de contredire tous le monde , mais en 2003 l’IRM d’un homme de 44 ans fait a l’hopital de la timone a marseille a mis en évidence une boite cranienne totalement vide remplie a 90% d’eau (les photos sont sur inernet, il ne reste qu’une petite bande d’encéphale colé a la boite cranienne). L’homme a un QI de 75, il est marié a des enfants, travaille et vie normalement. Son cas a fait l’objet d’une publication dans the LANCET. La proportion de l’encéphale restant par rapport a un encéphale normale a été estimé a 10%. Donc si ce cervau fait le même travail qu’un cerveau entier….il n’est donc pas faut de dire qu’un cerveau de taille normal utilise 10% de ses possibilités. Depuis une étude du pr lorber a recenser une centaine de personne du même type “sans cerveaux discenble” qui obtenant jusqu’a 130 au test de QI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre