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Utilise-t-on vraiment seulement 10% de notre cerveau ?

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Non. C’est une croyance répandue mais infondée.

On entend même dire parfois que si nous utilisions les 90% inexploités nous pourrions développer des capacités paranormales. Tout cela relève du mythe. Nous utilisons tout notre cerveau. Et cela nous coûte beaucoup d’énergie, à peu près 20% de toute celle que nous produisons. Chez les plus jeunes ce chiffre monte même à 60% chez les bébés.

Nous dépensons cette énergie pour faire marcher surtout les neurones qui sont tout de même plus de 90 milliards ! Nous utilisons donc notre cerveau à plein régime. Si le mythe des 10% était vrai alors notre corps ne serait pas conçu pour lui fournir l’énergie suffisante pour fonctionner à 100%. Ce qui dans la théorie de l’évolution semble fort peu probable.

De plus des études scientifiques ont confirmé par imagerie cérébrale l’utilisation globale de notre cerveau. Toutes les zones du cerveau ne sont pas activées avec la même intensité, c’est un fait. Mais toutes sont d’une façon ou d’une autre utilisées.

A certains moment une partie seulement des neurones peuvent être activée. Il peut donc y avoir des régions plus actives que d’autres. Ceci s’explique car le cerveau optimise ainsi sa dépense d’énergie.

D’où vient cette légende urbaine ? Elle est attribuée à plusieurs personnes différentes. Une de ses origines remonte à l’époque victorienne. Des psychologues de Harvard dévelopent l’idée d’une réserve d’energie à la fin du 19ème siècle. Pour prouver leur théorie, ils élèvent un enfant prodige, William James Sidis, dont le QI était prétendument de 250-300, ce qui est en fait impossible.
Certains attribuent également ce mythe à une phrase prétenduement (là encore) prononcée par Einstein selon laquelle ses hautes capacités intellectuelles seraient dues à son aptitude à utiliser plus de 10 % de son cerveau.

Pourtant il faut reconnaitre que certains scientifiques défendent cette idée. Par exemple Simon Thorpe, directeur de recherche au CNRS, selon lequel l’idée de capacités cérébrales non exploitées à leur maximum n’est pas si farfelue que ça. Selon lui « une grande quantité de neurones peuvent être en quelque sorte endormis. Ces neurones seraient des traces de mémoire, dans l’attente d’un stimuli. Ils nous permettraient par exemple de reconnaître des musiques entendues plusieurs décennies plus tôt.» Il poursuit: « si un jour on trouvait un moyen de les libérer, on aurait, comme un enfant à la naissance, des capacités phénoménales d’apprentissage. Cela renforce l’idée, pas totalement délirante, qu’une partie de notre cerveau pourrait ne pas être utilisée.» Mais pour une majorité de scientifique cela relève de la science fiction !

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