Sciences

Est-il possible de penser sa propre mort ?

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La mort est un processus biologique fatal, qui concerne chacun d’entre nous. Et pourtant la plupart des gens mènent leur vie comme si la mort ne devait pas en interrompre le cours. Cette attitude s’expliquerait par le fonctionnement du cerveau, qui empêcherait toute pensée ayant trait à notre propre mortalité.

Une mort impensable

Des chercheurs israéliens ont cherché à comprendre comment tant de personnes pouvaient vivre comme si la mort ne les concernait pas. À cet effet, ils ont présenté à un groupe de volontaires deux séries de photographies.

L’un des groupes était invité à regarder des visages, y compris le leur, tandis que l’autre voyait ces mêmes portraits, mais accompagnés de mots associés à la mort. Le dernier cliché était conçu pour provoquer un effet de surprise plus prononcé.

Or, les clichés liés à l’idée de mort ne semblent déclencher aucun signal de surprise de la part du cerveau. Au contraire de ce qu’il fait d’ordinaire, le cerveau ne cherche pas non plus à “prédire” l’évolution de la situation, telle qu’elle ressort des informations dont il dispose, c’est-à-dire des photos.

Autrement dit, le cerveau “refuse” d’associer ces clichés pourtant évocateurs à la certitude de notre mort.

Un mécanisme de défense

Le cerveau n’est pas incapable d’envisager la mort, mais il associerait toujours ce concept au décès d’autrui.

Pour certains, ce fonctionnement spécifique du cerveau se serait élaboré avec le temps, comme un mécanisme de défense empêchant de sombrer dans la panique ou la dépression. Cette négation de la réalité serait le prix à payer pour mener une vie plus profitable, pour soi-même et pour la collectivité.

Le cerveau parviendrait à nous présenter la mort comme un objet de pensée rationnel, devant survenir de manière inéluctable, et en même temps comme une éventualité concernant tout le monde sauf soi-même.

Certains scientifiques doutent que ce réflexe de défense soit inscrit dans notre patrimoine génétique. La preuve, c’est que des personnes assez nombreuses sont terrorisées par la pensée de leur propre mort.

Par ailleurs, il semblerait que la pratique de la méditation puisse “rééduquer” le cerveau, lui apprenant à nouveau à envisager l’idée de sa propre finitude sans effroi.

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