Histoire

Que se serait-il passé pendant la Bataille de Karánsebes ?

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Évènement particulièrement cocasse de l’histoire militaire, la bataille de Karánsebes est un épisode survenu au cours des affrontements entre Autrichiens et Ottomans, dans le cadre de la septième guerre russo-turque (1787-1792).
Cet incident, qui est la résultante d’une série de quiproquos, a vu l’armée autrichienne s’infliger elle-même des dégâts, au point de subir une déroute.

Le contexte
Mobilisée en tant qu’alliée des Russes, l’armée autrichienne est forte de 100 000 hommes lorsqu’elle se rend à Karánsebes (l’actuelle Caransebeș en Roumanie).

Les contingents de hussards, à l’avant-garde de l’armée, franchissent la rivière Timis et partent en éclaireurs pour vérifier que les soldats turcs n’ont pas encore approché la ville.

Ces derniers ne semblent pas être dans les parages, mais des roulottes des Gitans sont sur place et proposent de l’alcool aux hussards exténués.

Ceux-ci en achètent, en consomment abondamment, mais refusent également d’en partager avec les fantassins qui les suivent.

Une altercation éclate alors entre les deux corps de l’armée autrichienne, les hussards allant même jusqu’à fortifier leur campement pour en chasser l’infanterie.

Le déroulement des évènements
La tension monte rapidement d’un cran et franchit un palier supplémentaire lorsque, suite à un coup de feu accidentel, un fantassin se met à crier “Des Turcs !”.

Surpris, des hussards se mettent à fuir leur campement, ce qui est immédiatement interprété par les fantassins comme la preuve que l’armée ottomane est réellement dans les parages.

Le retour au camp des éclaireurs ne fait qu’aggraver les choses, en créant encore plus de cohue.

Ainsi, effrayés par le bruit, des chevaux de trait décampent et font croire à une charge cavalière ottomane. Devant une telle pagaille, les officiers allemands crient “Halte !”, mais dans la cohue générale, cet ordre sonne comme “Allah !” dans les oreilles des protagonistes qui intensifient de plus belle leurs manœuvres de retraite.

Après l’échange de nombreux de coups de feu et de bombardements d’artillerie, on dénombre au total au moins une centaine de morts, tandis que l’empereur autrichien Joseph II, également chef des armées, a la peur de sa vie en tombant dans un ruisseau.

Arrivés quelques jours après les incidents, l’armée ottomane n’a plus qu’à prendre la ville, sans même avoir à livrer bataille.

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