Histoire

Qui sont les filles de l’Escadron bleu ?

hist Abonnez-vous au podcast “Choses à Savoir Histoire” pour ne rater aucun nouvel épisode:
apple-r-1 S’abonner
spotify-r. S’abonner
castbox-r S’abonner
deezer-r S’abonner
google-r S’abonner
rss-r S’abonner

.
Mandatées par le Général de Gaulle lui-même, des femmes volontaires de la Croix-Rouge française ont été chargées de l’exécution d’une tâche bien particulière, en 1945. Surnommée “l’Escadron bleu”, cette unité féminine composée de 12 personnes devait, en effet, organiser le retour en France de prisonniers de guerre et autres rescapés des camps de concentration.

Des femmes héroïques

1945 : la guerre vient de se terminer. Une atmosphère de chaos flotte alors dans une Europe, où ne tarde pas à tomber le Rideau de fer.

Dans le camp français, cependant, les priorités sont ailleurs. En effet, des hommes et des femmes sont encore retenus prisonniers en territoire ennemi.

Pour les rapatrier, l’état-major tricolore mandate alors une équipe aux allures peu communes.

En effet, nommée “l’Escadron bleu”, une unité composée de 12 femmes (pour la plupart âgées de moins de 30 ans) doit percer au cœur d’une Allemagne et d’une Pologne en ruine, pour sauver des détenus, prisonniers de guerre, déportés et autres travailleurs forcés de l’abandon.

Au total, ce sont tout de même 300 000 Français que l’escadron doit ramener à bon port.

Mission accomplie

À la tête de cette unité féminine, Madeleine Pauliac (une ancienne résistante et médecin cheffe de l’hôpital français de Varsovie) dirige son équipe répartie dans cinq ambulance de la Croix-Rouge.

Au total, les jeunes femmes parcourent 48 000 kilomètres, à travers une bonne partie du continent, pour retrouver le plus d’hommes et de femmes possible.

Particulièrement appliquées, les secouristes mèneront ainsi – de juillet à novembre 1945 – plus de 200 millions de sauvetage ; parvenant, de cette manière, à rapatrier 1480 Français.

Avec la sensation du devoir accompli, la plupart de ces héroïnes reprirent une vie normale après la guerre.

Madeleine Pauliac, toutefois, persista dans sa mission en voulant sauver des religieuses d’un couvent polonais, victimes de viol par des soldats soviétiques.
Après avoir exfiltré – vers la France – 24 de ces nouveaux-nés (conçus dans des circonstances abominables), la jeune femme périra néanmoins dans un accident de la route (à seulement 33 ans).

Une mort sacrificielle qui symbolise amèrement l’intégralité de son œuvre.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre