Histoire

Qui est Rodrigo Borgia, le Pape de la luxure ?

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Né à Xàtiva, dans le royaume de Valence, Roderic Llançol i de Borja, qui sera retenu dans la postérité comme Rodrigo Borgia, est un homme d’Église aussi puissant que controversé. Devenu pape en 1492, sous le nom d’Alexandre VI, ce personnage haut en couleur a, en effet, mené une vie bien loin des standards de la doctrine catholique.

Une ascension progressive

Membre d’une famille noble du royaume de Valence – qui avait participé à la Reconquista – Rodrigo de Borja est à la fois le neveu et le fils adoptif du pape Calixte III (de son vrai nom : Alfonso de Borja).

Ce dernier fait venir Rodrigo en Italie, afin que lui soit dispensée la meilleure éducation possible, sous la houlette du précepteur Gaspard de Vérone.
Au terme de son cursus, le jeune valencien obtient ainsi un doctorat en droit civil et canonique, délivré par les autorités de Bologne.

De retour à Valence , son parcours se poursuit à l’Église, lorsqu’il est nommé archevêque titulaire de la ville (1456), à l’âge de vint-cinq ans. Passé cardinal, puis vice-chancelier de l’Église romaine, il est alors quasiment au sommet de la hiérarchie catholique, lorsque son oncle meurt, en 1458.

Rodrigo Borja sait néanmoins se montrer stratège et attend patiemment son heure, avant d’ambitionner le titre pontifical.

Un pari gagnant, puisqu’à après avoir été ordonné prêtre (1468), il finit par être élu pape, à la majorité canonique, le 11 août 1492.

Un mode de vie pas très catholique

Désormais connu sous le nom d’Alexandre VI, le nouveau pape ne finit pas pour autant de défrayer la chronique. Son élection, tout d’abord, est entachée de manœuvres de corruption manifestes, comme ces pots-de-vin promis au divers clans locaux, en échange de quelques voix.

Cependant, sa vie privée est encore plus scabreuse puisque, depuis son plus jeune âge, l’homme d’Église multiplie les conquêtes et les orgies outrancières, où l’extrême violence côtoie des pratiques aussi déviantes que la bestialité.

Père de six enfants reconnus, il contribue ainsi à écorner durablement l’image du Saint-Siège auprès de l’opinion publique, parmi laquelle le prédicateur Savonarole sera le plus violent détracteur.

Auteur de la bulle Inter cætera (1493) – qui précède le traité de Tordesillas pour définir les frontières du Nouveau Monde – ce pape meurt finalement en 1503, dans des circonstances étranges (il aurait été empoisonné).

Il laisse derrière lui une image dépravée qui alimentera le feu de la Réforme protestante.

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