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Quel est le risque lié aux gros testicules ?

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Une équipe de recherche de l’université de Florence a montré une corrélation entre la taille des testicules et le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Cette étude a fait l’objet d’une publication dans la très sérieuse revue The Journal of Sexual Medecine en 2013. Pourtant ces résultats sont controversés par certains chercheurs spécialisés dans le domaine.

Dans le règne animal, les primates mâles montrent leurs attributs sexuels pour prouver leur virilité. Ce comportement a pour objectif d’attirer et de s’accoupler avec des femelles conquises par la taille de l’organe reproducteur. Depuis des temps anciens, les humains font un lien entre le volume des testicules et la performance sexuelle et mais également la bonne santé physique. Or, cette théorie pourrait être balayée par l’étude réalisée par Mario Maggi et son équipe en Italie.

Pour mener à bien son expérience, les collaborateurs de Mario Maggi ont sélectionné 1 395 sujets parmi les 2 809 patients venus pour consulter en raison de problèmes d’érection. Lors de cette première consultation, la taille de leurs testicules a été mesurée, puis les volontaires âgés en moyenne de 51 ans ont été suivis pendant 7 ans. L’analyse des données montre que plus le volume des gonades mâles est important et plus le risque de contracter une maladie cardiovasculaire est élevé.

Pour expliquer ce phénomène, Mario Maggi a émis une hypothèse impliquant l’hormone lutéinisante (LH). Il est connu que l’apparition de maladies cardiovasculaires est favorisée par le diabète et l’obésité. Ces deux pathologies sont connues pour réduire la quantité de testostérone dans l’organisme. Pour compenser, l’hypophyse synthétise davantage de LH. Cette hormone dite gonadotrophine stimule la production de testostérone produite par les testicules et les glandes surrénales. Un accroissement du taux de LH pourrait ainsi contribuer à l’apparition de maladies cardiovasculaires tout en augmentant la taille des testicules.

Des scientifiques contestent les résultats publiés par Mario Maggi. Selon eux, le panel des volontaires choisis pour cette étude n’est pas représentatif de la population masculine. En effet, les sujets ont été sélectionnés parmi des patients venus à l’hôpital pour des troubles de l’érection. Aussi pour être validée, cette expérience doit être réalisée sur un échantillon d’hommes sans antécédents médicaux connus.

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