Culture Générale

Que reste-t-il après une crémation ?

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Je ne vous apprends rien en vous disant que la crémation est une technique funéraire qui consiste à brûler et réduire en cendres le corps d’une personne décédée.

En pratique, la crémation nécessite une température de 850 °C et un afflux d’air important pour permettre de maintenir la combustion.

Mais tout brûle-t-il ? Et bien presque. Que ce soit le bois du cercueil, les vêtements de la personne, sa peau, tout cela devient soit gaz soit poussière. Mais ce n’est pas la cendre. Celle-ci a une autre origine.

En effet, une fois les matières organiques consommées par la chaleur, près de deux heures sont nécessaires pour laisser refroidir les restes incinérés, les restes non calcinés des os. On en trouve des fragments plus ou moins importants. Aussi pour que la dispersion des cendres soit plus aisée, la réglementation française prévoit que ces os doivent être broyés si les cendres ne sont pas appelés à être inhumées, c’est à dire enterrées.

Donc vous l’avez compris, les fameuses cendres sont en fait des fragments d’os broyés.

A noter que selon notre code civil, les cendres sont considérées comme un « corps » et doivent de ce fait être traitées avec le même respect. Tous les droits afférents à un défunt non incinéré s’appliquent de fait à un défunt dont le corps a été réduit en cendres.

Cette pratique est très populaire en Asie. Par exemple la crémation est pratiquée au Japon dans 99,8 % des décès. Aux Etats-Unis c’est 32 %. En Suisse 89 % et Au Royaume-Uni 70 %. En revanche dans les pays catholiques elles est beaucoup plus rare. En Italie 8 %, et en Espagne 19%.

En France elle progresse. En 1980, cette technique n’était utilisée que pour 0,9 % des obsèques. En 2017 c’était 36 %.

A noter enfin que la dispersion des cendres en pleine nature est possible mais encadrée depuis une loi de 2008. La nature doit être considérée comme les forêts et les bois, la montagne ou la mer. Elle ne peut avoir lieu dans les espaces verts à vocation publique. Et puis il faut en informer le maire de la commune où est né le défunt ainsi que celui de la municipalité où se situe le lieu de dispersion retenu, cela afin d’obtenir les autorisations adéquates.

Quant à la dispersoin en mer elle ne peut être effectuée à moins de 300 mètres des côtes, doit être effectuée avec une urne biodégradable si urne il y a.

La dispersion dans les airs ne fait, pour l’instant, l’objet d’aucune législation.

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