Culture Générale

Pour quelle raison Kevin Hines a-t-il râté son suicide ?

suicide

S'abonner au podcast
Kevin Hines tenta de se suicider en sautant du Golden Gate Bridge à San Francisco il y a quelques années. Mais l’opération fut un échec grâce à l’intervention d’un… animal. Un lion de mer, plus précisément, qui l’a maintenu à flot jusqu’à l’arrivée des garde-côtes.

Devenu conférencier sur les questions de santé mentale, Kevin Hines a presque perdu sa capacité à marcher et n’a été sauvé que par 14 heures de chirurgie sur son dos. Il raconte aujourd’hui comment alors qu’il était âgé de 21 ans, il souffrait de trouble bipolaire et de psychose lorsqu’il a sauté du pont.

Une fois dans l’eau, immédiatement après la chute qui dura quatre secondes, il sentit un animal nager sous lui. Il pensa tout de suite à un requin qui allait le dévorer. Mais il s’agissait en réalité d’un lion de mer.

On estime qu’il y a dans les mers et océans du monde 5 000 lions de mer d’Australie, 5 000 lions de mer de Nouvelle-Zélande, 250 000 lions de mer de Steller (Pacifique) et 80 000 pour ceux de Californie.

Dans le cas de Kevin Hines il faut tout de même ajouter que dans l’eau très froide (12 degrés), ce jeune homme aurait pu mourir d’hypothermie si, en dehors de l’aide du lion de mer qui l’a maintenu à la surface en tournant dans l’eau juste sous lui, un témoin ne l’avait pas vu sauter et donné l’alerte.

A propos de suicide, malheureusement les hommes ne sont pas les seuls à commettre de tels actes. On sait aujourd’hui que certains chiens qui se noient volontairement, ou que des vaches peuvent se jeter de falaises. Mais les animaux n’ayant semble-t-il, dans l’état actuel des connaissances, pas de conscience de leur propre existence couplé à la conscience des effets de leur comportement sur le cours de leur vie, peut-on vraiment parler de suicide ?

Il semble prématuré de dire que les animaux peuvent considérer une action précise comme pouvant entrainer leur mort. Si certains animaux adoptent des comportements d’autodestrution, il reste difficile de les qualifier d’actes suicidaires.

Un dernier argument milite en la défaveur des comportements suicidaires chez les animaux: la sélection naturelle. Comme vous le savez cette loi veut que les espèces qui survivent sont celles qui se reproduisent le mieux. Ainsi des gênes qui entraineraient des comportements suicidaires seraient anti-évolutifs et ne pourraient se transmettre de génération en génération.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre