Histoire

Qui est la “Souris Blanche” ?

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Résistante la plus recherchée de France sous l’Occupation, l’Australienne Nancy Wake n’a eu de cesse d’échapper aux mains des services allemands, au point d’être surnommée la “Souris Blanche” par la Gestapo. Particulièrement active, ses actions de sabotage et de guérilla ont, en outre, permis aux Alliés d’affaiblir l’emprise du Reich sur le continent.

Jeunesse et engagement dans la guerre
Née en 1912 à Wellington, Nancy Wake passe son enfance ainsi que sa prime jeunesse en Australie, pays d’où ses parents sont originaires.

Toutefois, dès l’âge de 16 ans, la jeune fille au caractère déjà très affirmé décide de quitter le domicile familial pour se rendre en Europe. C’est ainsi qu’elle s’installe à Londres à l’âge de 20 ans, peu après avoir terminé ses études d’infirmière. Son périple se poursuit avec une installation à Paris, deux ans plus tard.

La jeune australienne pétrie d’ambition travaille alors en tant que journaliste free-lance pour le compte d’un groupe de presse américain.

C’est dans le cadre de ses fonctions, qu’elle décroche, en 1935, une interview avec le chancelier Adolf Hitler en personne. Cette expérience la marque profondément, et pour cause, Nancy Wake rapporte en effet avoir assisté à la torture d’une famille de commerçants juifs dans les rues Berlin, tandis qu’elle interviewait le chancelier allemand.

Un traumatisme qui initie probablement la soif de justice qui l’animera durant le conflit mondial qui s’ouvrira une poignée d’années plus tard.

Souris, puis sorcière
Mariée à Henri Fiocca, un riche armateur marseillais (1936), Nancy Wake ne quitte pas pour autant la vie active. La guerre vient en effet appeler son mari au front et la jeune australienne décide également de s’engager dans l’armée, comme ambulancière.

Néanmoins, la France capitule très vite et le couple est de nouveau réuni … pour donner naissance à l’un des premiers réseaux de résistance du pays. Financé grâce à la fortune personnelle de l’armateur, ce réseau piloté depuis Marseille a pour but premier de recueillir des pilotes anglais en détresse, afin de les héberger, leur donner des faux-papiers, puis les exfiltrer, pour qu’ils puissent rejoindre leur armée.

Très performante dans sa mission, Nancy dérange de plus en plus la Gestapo, laquelle lui attribue un nom de code : “la Souris Blanche”. Activement recherchée (la récompense pour sa capture s’élève à 5 millions de francs), la résistante est finalement arrêtée (1943) puis torturée durant 4 jours.
N’ayant rien révélé au sujet de ses activités, la jeune australienne finit par être relâchée vivante, tandis que son mari est exécuté.

Peu après, réfugiée à Londres, Nancy n’abandonne pas pour autant ses activités. La résistante y rejoint en effet le SOE (Special Operations Executive) britannique, avant d’être parachutée en Auvergne, pour y chapeauter l’opération Witch.

À la tête d’un maquis de 7000 hommes, l’Australienne mène des opérations de sabotage et de guérilla qui mettent les troupes nazies en déroute, jusqu’à la victoire finale des forces alliées.

Femme la plus décorée de la Seconde Guerre Mondiale, Nancy Wake termine finalement ses jours à Londres (2011) avant de voir ses cendres dispersées en Auvergne, sur la terre de ses exploits.

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