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Qu’est-ce que le syndrôme de Paris ?

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Le syndrome de Paris est un trouble psychologique que connaissent certaines personnes quand elles sont en vacances à Paris.

Comme les syndromes de Stendhal et de Jérusalem, ce trouble affecte surtout les japonais qui, désemparés par l’écart entre la réalité et l’idée qu’ils avaient de la ville avant de s’y rendre, perdent pied. La raison de cet état est donc le fossé culturel entre l’image de la France au Japon et la réalité.

Certes le phénomène n’est pas très répandu mais il existe bel et bien. Tous les ans ce syndrome touche une vingtaine de Japonais.

Ce syndrome est connu depuis 1980 grâce au docteur Hiroaki Ota, psychiatre japonais qui travaillait à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Il observa que le choc culturel, la forte déception subie, pouvait mener jusqu’à la dépression.

Les femmes sont particulièrement atteintes, surtout sous la barre des 30 ans et les hommes et femmes qui sont installés à Paris depuis au moins plusieurs mois.

Pourquoi les japonais en particulier ? Simplement parce que leur pays s’est culturellement ouvert à l’Occident au XIXe siècle, c’est-à-dire à l’époque où l’image véhiculée de Paris, se résumait à Versailles, Montmartre et le Moulin Rouge. En outre, les cultures et langue des deux pays sont tellement différentes que le choc culturel est très important, à commencer par le code de politesse et la grossiereté.

Ce trouble étrange se manifeste par des hallucinations, une hause de la température et même parfois un sentiment de persécution.

D’autres syndromes du voyageur approchants sont connus. Citons celui de Jérusalem et de Florence où ce sont respectivement les sites religieux et la profusion d’œuvres d’art qui provoquent les troubles psychiques.
Le syndrome de Florence aussi connu sous le nom de “syndrome de Stendhal” fait référence à ce que vécut l’écrivain pendant son voyage en Italie, à l’étape de Florence, en 1817: « J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. »

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