Santé

Qu’est-ce que le syndrome de La Havane ?

lahav

S'abonner au podcast
Entre fin 2016 et 2018, un certain nombre de diplomates américains et canadiens, en poste à Cuba, sont victimes d’un mal mystérieux. Une récente étude avance, pour expliquer ce “syndrome de Cuba”, comme on l’appelle, des hypothèses assez plausibles.

Quels sont les faits ?

Dans les ambassades et consulats américains de La Havane, des faits étranges se produisent entre fin 2016 et 2018. Des diplomates et leurs familles sont pris en effet de malaises divers. Ils se plaignent d’étourdissements, de maux de tête, d’acouphènes et même de vertiges.

Ces événements ont incité les pays concernés à rapatrier les membres du personnel diplomatique touchés par ces divers troubles.

Des explications peu convaincantes

Dans un premier temps, en effet, les autorités américaines ont fait état d’attaques “acoustiques”, menées par des puissances malveillantes, au moyen d’une technologie non encore identifiée. Aucune preuve n’a cependant été apportée pour étayer de tels faits.

Il a aussi été question du bruit assourdissant provoqué par le chant d’une certaine espèce de grillon. Cette autre hypothèse n’a pas non plus rencontré une adhésion unanime, tant s’en faut.

Un mystère sans doute résolu

Ce sont peut-être les résultats d’une étude canadienne très récente qui apportent la solution la plus plausible. Elle indique en effet que le “syndrome de La Havane” serait dû, selon toute probabilité, à une intoxication aux pesticides.

À l’époque où les faits sont survenus, les autorités cubaines avaient entrepris une campagne d’ampleur pour débarrasser l’île de moustiques porteurs du virus Zika. De leur côté, les ambassades avaient réalisé une opération de fumigation dans leurs locaux.

Les diplomates et leurs familles ont donc été pris, si l’on peut dire, entre deux feux. C’est cette exposition excessive aux pesticides qui explique la présence dans le sang des personnes concernées de certains de leurs composants.

Or, ces produits sont sans doute responsables de la libération dans l’organisme des diplomates de neurotoxines. Ce sont elles qui auraient provoqué les troubles dont ils se sont plaints.

En l’état actuel des recherches, ces conclusions restent provisoires. Des investigations plus approfondies pourraient, dans un futur proche, confirmer l’hypothèse.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre