Histoire

Qu’est-ce que le Mur de l’Atlantique ?

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Gigantesque chantier s’étendant du nord de la Norvège jusqu’à la frontière hispano-française, le mur de l’Atlantique est un système de fortifications monumental qui avait pour but d’empêcher les incursions alliées dans les territoires contrôlés par le Reich allemand. Toutefois, bien qu’étant extrêmement robuste, le dispositif n’a pas été suffisant pour empêcher le débarquement de 1944.

Les motivations d’une gigantesque entreprise de construction
En 1941, alors que les États-Unis viennent tout juste de déclarer la guerre à l’Allemagne, Adolf Hitler décide de se prémunir contre l’éventualité d’un débarquement allié sur les côtes atlantiques qu’il contrôle.

Le projet devient d’autant plus crucial que l’Allemagne nazie est engagée sur le front de l’Est depuis le 22 juin de la même année, ce qui mobilise considérablement les effectifs militaires allemands sur une seule zone.

Dès le printemps 1942, Hitler charge alors Erwin Rommel de reconfigurer le système de défense des côtes, des ports et des bases sous-marines de la zone atlantique, afin de le rendre bien plus efficace.

Pour faire face à des attaques maritimes et des bombardements répétés, la construction de remparts s’impose donc d’elle-même.

Ainsi naît le mur de l’Atlantique (Atlantikwall en allemand), lequel s’érige sur près de 4000 kilomètres de la frontière franco-espagnole jusqu’aux côtes septentrionales de la Norvège.

Apparence et importance stratégique
Ce mur gigantesque se divise en 8 secteurs et, une fois terminé, doit comporter près de 15 000 ouvrages de défense (forteresses, casemates, obstacles disséminés le long du littoral).

C’est à l’Organisation Todt (un consortium allemand en charge des travaux de génie civil du Reich) que revient la réalisation de constructions qui nécessitent au total 13 millions de mètres cubes de béton et plus d’un million de tonnes d’acier.

Toutefois, l’approvisionnement en matériaux est rendu très difficile par les aléas de la guerre qui ralentit le cours des opérations. De même, le manque de main-d’œuvre se fait clairement sentir tandis que les bombardements des alliés s’intensifient sur les côtes.

Afin d’éviter le pire, le maréchal Rommel décide donc, en 1944, de concentrer le principal des troupes (pour la plupart inexpérimentées) dans le secteur bas-normand. Son intuition s’avère payante, puisque le débarquement des Alliés est réalisé dans cette zone, le 6 juin de la même année.

Débordés par les assauts anglo-américains, les forces de défense nazies finissent tout de même par céder, même si près de 10 000 soldats alliés succombent devant les fortifications du mur.

Plus de 70 ans plus tard, il reste encore des vestiges de ces remparts, lesquels ont été transformés en musées qu’il est possible de visiter.

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