Histoire

Qu’est-ce que l’Opération Biting ?

operation biting

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Aussi connu sous le nom de “raid de Bruneval”, l’Opération Biting est un raid mené par la Royal Air Force et la Royal Navy britanniques, en collaboration avec des forces armées françaises, en plein cœur de la Seconde Guerre mondiale (1942). De très haute intensité, ce coup de poker a été tenté dans le but de capturer les principaux éléments d’un radar allemand, tout en faisant croire à leur destruction.

La planification de l’opération
Suite à l’évacuation de Dunkerque en 1940, les services secrets britanniques se montrent intrigués par le degré de maîtrise de la technologie du radar par les Allemands.
En effet, cette question est cruciale puisqu’en cas d’avancée dans le camp nazi, l’intégrité du territoire britannique se retrouverait très rapidement menacée.

Selon les informations que les Anglais récoltent, le système de radar utilisé par les Allemands se nomme “Freya-Meldung-Freya” et travaille conjointement avec un calculateur de tir d’artillerie nommé “Würzburg”.

Le dispositif dans son ensemble permet aux nazis de localiser l’éventuel adversaire et de le contrecarrer très rapidement; ce qui, bien évidemment, pose problème aux Alliés, lesquels souhaitent s’appuyer sur l’effet de surprise pour prendre le dessus dans le conflit.

Très naturellement les Anglais ambitionnent donc de capturer différents éléments du dispositif, afin de l’étudier et d’y déceler d’éventuelles failles.

Pour parvenir à ce résultat, le vice-amiral anglais Louis Mountbatten met en place un plan extrêmement risqué, où différents corps d’armée effectueraient simultanément un raid au Cap d’Antifer, pour se saisir de la technologie allemande tout en faisant croire à sa destruction.

Déroulement et bilan du raid
Après moult répétitions menées par des commandos, des marins et des parachutistes alliés sur différentes parties du territoire britannique, les Anglais décident de passer à l’action le 27 février 1942.

Les conditions météorologiques semblent favorables et les commandos sont largués au dessus de leur drop zone, aux alentours de minuit, tandis que les flottilles censées les récupérer commencent à se diriger vers les falaises du Cap d’Antifer.

Après avoir récupéré leurs équipements, les commandos se dirigent vers la station radar et commencent à échanger des coups de feu avec les forces allemandes en présence. Des soldats meurent de part et d’autre, mais les éléments recherchés finissent par être saisis puis installés sur des remorques par les Britanniques.

La phase d’exfiltration commence alors et, après des combats acharnés pour défendre leurs positions, les Anglais finissent par voir arriver les flottilles alliées, vers 2 heures du matin.

Le Major John Frost donne alors pour ordre à ses unités de rejoindre la plage où ils réussissent à embarquer à bord des vaisseaux.

L’opération est ainsi un franc succès et les résultats obtenus après l’examen minutieux des éléments récoltés rassurent considérablement l’état-major britannique. En effet, les Allemands semblent dès lors bien moins avancés qu’ils ne l’imaginaient et une contre-mesure nommée “Window” est immédiatement adoptée pour enrayer leur système de radar.

Toutefois, bien plus qu’une simple opération d’espionnage, ce raid crucial rassure énormément les forces alliées, tout en leur permettant d’obtenir des automatismes, lesquels seront très utiles lors d’un certain débarquement, en 1944.

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