Histoire

Qu’est-ce que le “lundi noir” de 1360 ?

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Avant de désigner les krachs boursiers qui ont frappé Wall Street en 1929 et 1987, l’expression “lundi noir” évoquait un événement aussi dévastateur que douloureux, pour le royaume anglais du XIVe siècle. Survenue le lundi de Pâques de l’année 1360, une immense tempête a en effet tué – en ce temps-là – près d’un millier de soldats anglais, au cours de la Guerre de Cent Ans livrée contre le rival français…

Une guerre de siège

Alors que la Guerre de Cent ans a commencé depuis presque trois décennies, le royaume anglais se retrouve en bonne posture pour prendre possession de Paris.

En effet, le 5 avril 1360, Édouard III d’Angleterre approche de la capitale française, en compagnie d’une armée pléthorique de 10 000 soldats.

Au total, 4000 archers, 700 mercenaires continentaux et 5000 cavaliers se trouvent sous ses ordres, tandis que de fidèles compagnons d’armes (Édouard de Woodstock, Henry de Grosmont, Guillaume de Bohun, Thomas de Beauchamp, Wauthier de Masny) accompagnent le souverain dans sa campagne d’outre-manche.

Retranchés sur leurs positions, les soldats en charge de défendre Paris sont dirigés par le dauphin Charles de France qui refuse de livrer immédiatement bataille.

Face à une telle muraille défensive, Édouard III ne veut pas prendre de risque et décide de se replier sur Chartres, non sans avoir pillé les villages alentour.

Un évènement inattendu

Arrivés à destinations le jour du lundi de Pâques (qui tombait alors un 13 avril), les Anglais doivent de nouveau faire face à de puissantes murailles, abritant des soldats français particulièrement tenaces.

Ces derniers (commandés par l’évêque Androin de la Roche) contiennent vaillamment le siège de leur ville, même si leur nette infériorité numérique s’annonce comme un handicap majeur pour une bataille qui se prolongerait sur le long terme.

Toutefois, un imprévu de taille vient bouleverser le déroulement des opérations. En effet, la première nuit du siège, une violente tempête éclate alors que l’armée anglaise campe dans un champ ouvert, situé à proximité du fort.

Tel un Deus ex machina, la foudre frappe plusieurs soldats anglais, tandis que d’énormes grêlons perforent leurs tentes. Pris de terreur, des hommes et leurs montures s’égarent dans les environs, meurtris par une température glaciale.

Ainsi, en une petite demi-heure, près d’un millier d’Anglais trouvent la mort, de même que 6 000 de leurs montures.

Conséquence immédiate : ce “lundi noir” – perçu comme un châtiment divin – démobilise complètement l’armée d’Édouard III qui décide alors de renoncer à ses prétentions sur la couronne de France, en négociant des accords de paix à Brétigny (8 mai 1860).

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