Voyage

Qu’est-ce que le “flight shaming” ?

Abonnez-vous au podcast “Choses à Savoir Voyage” pour ne rater aucun nouvel épisode:
apple-r-1 S’abonner
spotify-r. S’abonner
castbox-r S’abonner
deezer-r S’abonner
google-r S’abonner
rss-r S’abonner

.
Le “Flight shaming”, qu’on peut traduire par “la honte de prendre l’avion”, fait des émules toujours plus nombreux et se traduit déjà par une baisse du nombre de passagers fréquentant les compagnies aériennes suédoises. Les entreprises concernées développent des stratégies diverses pour tenter d’enrayer le mouvement.

Décourager les autres de prendre l’avion

Le trafic aérien est responsable d’environ 3% des émissions mondiales de dioxyde de carbone. C’est pourquoi le concept de “flight shaming”, venu de Suède, s’est développé sur les réseaux sociaux, faisant des adeptes de plus en plus nombreux.

Ses tenants s’efforcent de persuader leurs contemporains que les voyages en avion menacent l’environnement. Chiffres à l’appui, ils mettent en cause les jets privés qui, pour transporter des gens connus, déversent dans l’atmosphère des tonnes de CO2.

Pour inciter les passagers à ne plus voyager en avion, les uns vantent les vertus du train qui, pour les trajets assez courts, ferait gagner du temps, ou veulent remettre à l’honneur les trains de nuit.

Les autres insistent sur les pertes de temps occasionnés par les attentes dans des aéroports éloignés des villes. Cette campagne semble avoir porté ses fruits, puisque le nombre de passagers suédois empruntant l’avion aurait diminué de près de 4%.

Un succès à relativiser

Il convient cependant de relativiser la portée du “flight shaming”. En effet, la réduction du nombre de passagers voyageant en avion ne s’observe qu’en Suède. L’autorité internationale en charge de l’aviation civile prévoit même un doublement du trafic aérien mondial dans les vingt prochaines années.

Par ailleurs, des mesures sont prises pour diminuer l’empreinte carbone liée aux voyages en avion. Au niveau mondial, elles devraient permettre de diviser par deux, d’ici 2050, les émissions de gaz à effet de serre dues au trafic aérien.

De même, de nombreuses compagnies aériennes prévoient d’intégrer à leur flotte des avions moins polluants. D’autres, moins inspirées peut-être, font payer à leurs clients une taxe spécifique, permettant de compenser le carbone émis.

Pour limiter le carburant utilisé, et donc réduire l’émission de CO2, certaines compagnies s’efforcent d’alléger leurs appareils, en supprimant les ventes de produits en duty free par exemple. D’autres initiatives encore vont dans le même sens.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre