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Pourquoi l’aviation suisse n’est pas intervenue lors d’un détournement ?

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En 2014, un, avion d’Ethiopian Airlines, détourné sur Genève, est escorté jusqu’à l’aéroport suisse par des avions italiens et français. Pourquoi la police de l’air suisse n’est-elle pas intervenue?

Des avions en service limité

C’est son copilote qui, en février 2014, détourne sur Genève un Boeing éthiopien faisant la liaison régulière Addis-Abeba-Rome. À un moment de son parcours, il est escorté, jusqu’à destination, par des avions de chasse italiens puis des Mirage français.

Cette intervention se serait faite dans le cadre d’accords spécifiques, conclus avec les pays voisins. D’ailleurs pilotes suisses et français ont l’habitude de survoler un espace aérien commun, situé au-dessus d’une zone frontalière. Ils s’y entraînent de concert.

L’escorte du Boeing éthiopien, détourné de sa route, semblait pourtant du ressort des forces aériennes helvétiques. Le motif invoqué pour cette abstention a soulevé une certaine incrédulité, voire une franche ironie.

De fait, la police aérienne de la Confédération ne serait disponible que la semaine, de 8h à 12h et de 13h30 à 17H. Autrement dit durant les heures de bureau. Une telle disposition aurait été prise à la suite d’une diminution budgétaire, dans ce secteur d’activité, et d’une compression de personnel.

Par ailleurs, l’achat de nouveaux appareils destinés à un élargissement de la surveillance du territoire national par l’aviation suisse se heurterait à l’opposition d’une majorité des électeurs helvétiques.

Des appareils disponibles à tout moment

Conscientes des inconvénients d’une disponibilité aussi limitée de son aviation, les autorités suisses ont décidé, en décembre 2020, la mise en service de deux nouveaux appareils, opérationnels en permanence.

Ainsi, ces deux avions de chasse pourront intervenir, même en dehors des heures de bureau, pour intercepter des appareils qui violeraient l’espace aérien helvétique ou qui ne respecteraient pas les règles propres au trafic aérien.

Ces avions sont également habilités à effectuer certains contrôles auprès des appareils étrangers survolant le territoire suisse. La mise en œuvre d’un tel programme suppose des moyens supplémentaires en termes de personnel.

Selon des sources officielles, cette extension des missions de la police aérienne nécessiterait la mobilisation d’un budget annuel de 30 millions de francs suisses.

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