Histoire

Qu’est-ce que la seconde guerre de l’opium ?

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Prolongement naturel de la première guerre du même nom, la seconde guerre de l’opium a opposé, de 1856 à 1860, l’Empire Qing de Chine à la France et au Royaume-Uni. Détenant le monopole du commerce de l’opium, les Britanniques souhaitaient, en ce temps-là, imposer la consommation de cette drogue, au sein de l’empire chinois qui en interdisait alors l’usage.

De nouvelles convoitises

Signé en 1842, le traité de Nankin (qui ponctuait, alors la première guerre de l’opium) garantissait aux puissances européennes l’usage de cinq ports chinois, pour y effectuer du commerce.

En réalité, cette situation ne contentait qu’à moitié les Européens, lesquels souhaitaient étendre leurs échanges vers le Nord et l’intérieur de la Chine.
Parmi les activités lucratives, se trouvait – bien évidemment – le commerce de l’opium, dont les revenus représentaient une manne considérable pour la couronne britannique.

Toutefois, ce trafic était toujours illégal au sein de l’Empire Qing; ce qui conduisit les puissances européennes à faire plusieurs demandes auprès des autorités chinoises.

Parmi leurs exigences, se trouvaient :

  • Le droit de pénétrer sans réaction d’hostilité dans Canton
  • Le droit de pouvoir étendre le commerce dans la partie septentrionale de la Chine, ainsi que le long du fleuve Yangzi
  • Le droit de vendre de l’opium au sein du territoire chinois
  • La possibilité de traiter directement avec la cour située à Pékin

La Chine, de son côté, ne souhaitait pas faire de telles concessions et ne prévoyait en rien la révision des traités signés antérieurement.

Face à une telle intransigeance, les Européens cherchaient donc un autre moyen de parvenir à leurs fins.

Les Européens triomphent encore

Progressivement, une certitude semblait se détacher aux yeux des puissances occidentales : seule la guerre pourrait amener l’Empire Qing à lâcher du lest. Il ne restait plus, alors, qu’à trouver un casus belli.

Celui-ci survint le 8 octobre 1856, lorsque des officiers chinois abordèrent le navire britannique de l’Arrow.
Surnommé “l’incident de l’Arrow”, cet évènement servit de prétexte aux Britanniques et aux Français pour, de nouveau, intervenir en Chine.

Débute alors la seconde guerre de l’opium, durant laquelle les occidentaux investissent Canton, les forts du Peï-Ho, puis Tianjin.

Après un premier traité de paix (le traité de Tianjin, en 1858), la guerre reprend de plus belle, en réaction à des revirements des autorités chinoises.

Toutefois, devant l’entrée imminente des corps expéditionnaires dans Pékin, l’empereur n’a d’autre choix que de s’enfuir. Après de nombreux pillages, les représentants impériaux finissent par signer un traité de paix : la convention de Pékin (octobre 1860).

Par cet accord, la Chine octroie aux Britanniques la légalisation du trafic d’opium, un agrandissement de la colonie de Hong-Kong, ainsi que le privilège d’extraterritorialité pour les Européens présents en Chine.

Le prélude à la chute définitive de la dernière dynastie impériale chinoise.

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