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Qu’est-ce que la “limite Armstrong” ?

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La “limite Armstrong”, du nom du militaire américain qui l’a définie, est une altitude au-delà de laquelle un homme non équipé en conséquence ne survivrait que quelques minutes. Certains sportifs de l’extrême essaient pourtant de dépasser cette limite.

Une altitude très dangereuse

La température d’ébullition de l’eau dépend de la pression atmosphérique. Si elle est normale, l’eau bout à 100°C. Plus l’altitude s’élève, plus la pression diminue. Au sommet de l’Everest, où la pression est beaucoup plus basse, l’eau bout à 72°C.

Si l’on s’élève encore pour parvenir à 19 000 mètres, l’eau, et tous les liquides corporels, se mettent en état d’ébullition à 37°C, soit la température normale du corps humain. On a alors atteint la “limite Armstrong”.

Un homme qui, à cette altitude, serait exposé à l’air sans protection verrait certains des fluides circulant dans son corps, comme la salive ou les larmes, se mettre à bouillir. Dans de telles conditions, sa mort interviendrait très vite.

Un rapport de la NASA évoque d’ailleurs la salive se mettant à bouillir sur la langue d’un homme exposé très brièvement, et par accident, à ce type de pression due à l’altitude.

Un exploit sportif

Les pilotes atteignant cette “limite Armstrong” doivent s’équiper d’une combinaison pressurisée, leur cabine ayant d’ailleurs subi le même traitement. À vrai dire, ces combinaisons doivent être portées dès que l’altitude dépasse 15 000 mètres.

Ces contraintes n’ont pas empêché un sportif autrichien de sauter en parachute depuis une hauteur extrême, dépassant la “limite Armstrong” de près de 3000 mètres.

Avant d’ouvrir son parachute, ce sportif audacieux est tombé dans le vide à une vitesse de près de 600 km/h. Les températures pouvant, à cette altitude, descendre jusqu’à moins 60°C, il a reconnu avoir été très gêné par les atteintes du froid.

Le parachutiste avoue également avoir eu le plus grand mal à remuer ses mains. Toutes ces difficultés ne l’empêchent pas d’envisager un saut à une altitude encore plus élevée. Cette expérience lui permettrait peut-être de devenir le premier homme à dépasser la vitesse du son en chute libre.

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