Santé

Qu’est-ce que la grippe asiatique de 1957 ?

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Entre la grippe espagnole, en 1918, et l’épidémie actuelle de coronavirus, le monde a connu une autre pandémie, provoquée, en 1957, par ce qu’on nomma la grippe asiatique. Il s’agissait d’un nouveau type de virus, contre lequel les mesures prises à l’époque s’avérèrent insuffisantes.

Une épidémie au bilan tragique

C’est parce qu’elle débuta en Chine, au début de l’année 1957, que cette épidémie fut appelée “grippe asiatique”. Elle atteint Hong Kong et Singapour en février, touche les États-Unis en juin et arrive en Europe au commencement de l’été.

Peu actif durant cette saison, le virus se réveille et fait des ravages en France à partir de l’automne. Les personnes atteintes des formes les plus graves de la maladie succombent à des pneumonies ou à des œdèmes pulmonaires.

Le pic de l’épidémie est atteint à l’automne et certaines régions, comme le Nord et l’Est, sont plus touchées.

Même si les chiffres de décès enregistrés sont approximatifs, on peut estimer que cette grippe asiatique a faite entre 1 et 4 millions de morts dans le monde, et environ 100.000 en France.

Un combat difficile

En France, la réponse des pouvoirs publics ne fut pas à la hauteur de la menace. Il faut dire que l’Europe n’avait pas été confrontée à une telle pandémie depuis la grippe espagnole de 1918.

Les autorités misent tout sur la vaccination. Fabriqués avec retard, les vaccins ne sont pas en nombre suffisant. Par ailleurs, on vaccine surtout des personnes âgées, qui bénéficient d’une immunité ancienne contre ce type de virus.

De toute manière, les scientifiques constatent bientôt l’inefficacité des vaccins. Conçus pour combattre un virus de type H1N1, comme celui de la grippe espagnole, ils ne peuvent rien contre ce nouveau virus, qui appartient au groupe H2N2.

Faute de vaccin, et de traitement spécifique, neuf millions de Français, dont beaucoup d’enfants, tombent malades et l’économie tourne au ralenti. Mais aucune mesure particulière de confinement de la population n’est prise.

Ayant contracté la maladie, une partie non négligeable de la population est immunisée contre elle. De ce fait, l’épidémie ralentit et finit par s’éteindre d’elle-même.

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