Économie

Que sont les « pandemic bonds » ?

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On peut traduire en français les “pandemic bonds” par les « obligations pandémie ». Émises en 2017 par la Banque mondiale elles étaient censées venir en aide aux pays les plus pauvres, dans le cadre d’une lutte contre une éventuelle épidémie. Toutefois, vous allez voir, depuis la crise du coronavirus, les conditions qui les régissent alimentent une polémique, au même titre que les intérêts versés aux investisseurs.

Une pandémie est – à la manière d’une catastrophe naturelle – un événement difficile à gérer
par les pays les plus pauvres, dépourvus d’organisation et de finances suffisanttess pour lutter contre sa progression. Ainsi l’épidémie d’Ebola avait-elle été particulièrement dévastatrice pour les pays africains.

Aussi, afin de permettre à ces nations de pouvoir faire face aux crises épidémiologiques, la Banque mondiale avait décidé de mettre en place il y a 3 ans des obligations conçues pour faire porter le risque d’une pandémie au secteur financier.

Nommées « pandemic bonds », celles-ci forment un instrument financier dont le fonctionnement est comparable à celui d’une assurance. Ainsi, dans un premier temps, des fonds sont levés auprès d’investisseurs privés, avant d’être mis à disposition de pays éligibles (il y en a, au total, 75) qui peuvent alors disposer de moyens financiers conséquents pour immédiatement déclencher une aide sanitaire adaptée, en cas d’épidémie. Les investisseurs, quant à eux, tiraient profit d’un placement intéressant dans un environnement financier de taux bas.

Mais étant une source de bénéfices pour les « pays parrains » (comme l’Allemagne et le Japon), en
temps normal, ces « pandemic bonds » sont suspendues à des conditions de déclenchement très encadrées.

En effet, les titres rapportant des rendements très élevés (jusqu’à 14 % pour les configurations les plus risquées) sont la source d’un enjeu financier colossal qui poussent parfois les assureurs à verser le moins d’indemnités possibles.

C’est précisément ce qu’il s’était passé lors de l’épidémie d’Ebola de 2018 (qui a fait plus de 2000 victimes). Les assureurs avaient argué que la géolocalisation purement africaine de la maladie (principalement circonscrite à la République démocratique du Congo) indiquait qu’il ne s’agissait pas d’une pandémie.

Cela dit, dans le cas présent, le versement des indemnités est inévitable, puisque le nombre grandissant de décès s’étale bel et bien sur l’ensemble du globe.

Nénamoins, gros bémol pour les victimes, les fonds débloqués sont jugés bien trop faibles pour couvrir l’ensemble des dépenses liées à la lutte contre l’épidémie.

De plus le déclenchement des versements – 12 semaines après l’enregistrement des premiers cas – n’arrange pas vraiment les choses.

Du côté des investisseurs, les pertes accusées durant cette épidémie risquent finalement de les détourner de telles opérations, à l’avenir.

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