Histoire

Qu’est-ce que la “Fronde” ?

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Période de troubles comprise en 1648 et 1653, la “Fronde” est un ensemble de “guerres domestiques” qui a secoué la France de l’Ancien Régime. Cette séquence d’affrontements qui fait écho à la Révolution française, laquelle surviendra un siècle plus tard, est habituellement divisée en deux phases par les historiens : d’un côté la Fronde parlementaire, de l’autre la Fronde de la haute noblesse (également appelée “la Fronde des Princes”).

La Fronde parlementaire

En 1648, Le royaume de France est gouverné par la régente Anne d’Autriche, mère du très jeune Louis XIV (âgé de seulement 9 ans), sous l’étroite supervision du cardinal Jules Mazarin.

Le pays est alors en conflit contre les Habsbourg et les efforts de guerre demandent sans cesse de nouveaux impôts. Excédés par cette politique, des parlementaires fomentent alors un renversement du pouvoir, en montant le peuple contre son gouvernement et le faste dans lequel semble se complaire la Cour.

Ainsi, le 13 mai 1648, le Parlement de Paris décide de voter des réformes censées limiter les abus de l”État. Menée par le conseiller Pierre Broussel, une des Chambre impose à Anne d’Autriche une charte de 27 articles (2 juillet 1748) accordant au Parlement le droit de valider tout nouvel impôt.

La régente joue alors la carte de l’apaisement en acceptant cette motion, mais la victoire remportée par l’armée française à Lens, contre l’armada espagnole, lui donne une nouvelle impulsion.

En position de force, elle décide alors de faire arrêter plusieurs parlementaires (dont Pierre Broussel), afin d’anéantir le mouvement de révolte. Furieux, de nombreux Parisiens décident de se soulever, créant ainsi une “journée des Barricades” (26 août 1648).

Acculée, Anne d’Autriche feint une nouvelle fois le consensus en relâchant les prisonniers, puis s’enfuit immédiatement à Saint-Germain-en-Laye, en compagnie de son proche entourage.

C’est le début du siège de Paris, mené par Condé et l’armée royale. Face à une telle riposte, les parlementaires, craignant pour leurs privilèges, décident de rendre les armes avant de signer la paix à Rueil (11 mars 1649).

La Fronde des Princes

Forts de cette victoire décisive, le cardinal Mazarin et la régente rentrent à Paris en octobre.
Rapidement, néanmoins, ils doivent résister à un nouveau vent de révolte : la Fronde des Princes, déclenchée par l’arrestation des princes de Condé, de Conti et du duc de Longueville (janvier 1650).

Après avoir défendu le parti d’Anne d’Autriche, Condé avait, en effet, pris le parti des révoltés, par défiance vis-à-vis de Mazarin.

Dans un contexte de chaos, embrasé par l’intervention espagnole, la Fronde reprend alors de plus belle.
Plus violente et moins facilement gérable que la précédente, elle s’étend jusqu’en province, où fleurissent les “mazarinades”, ces écrits et chansons parodiques qui moquent le cardinal et sa politique.

Finalement, grâce à une alliance entre la noblesse et les parlementaires, les princes et le duc finissent par être libérés, tandis que Mazarin est de nouveau contraint à l’exil (février 1651).

Rapidement, néanmoins, le ralliement de Condé à la couronne espagnole déplaît fortement à la population parisienne qui penche de nouveau vers sa monarchie. Déclaré majeur, le 7 septembre 1651, Louis XIV peut alors rentrer à Paris pour y prononcer l’amnistie générale (26 août 1652).

De nouveau accompagné de Mazarin, le jeune monarque démarre son règne dans une atmosphère de défiance qui le mène à construire son domaine à Versailles.

Plus que jamais renforcée, l’autorité royale peut alors s’ouvrir vers une ère de monarchie absolue, symbolisée par la figure du Roi-Soleil.

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