Culture Générale

Qu’est-ce que le “Blue Monday” ?

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Vous en avez surement déjà entendu parler. Cette formule désigne le 3ème lundi de janvier, et est présenté dans les médias depuis plusieurs années comme le jour le plus déprimant de l’année.

Mais si vous pensez qu’il y a derrière cela une quelconque réalité scientifique, vous vous trompez. Il ne s’agit ici que de marketing et de commerce.

Cette formule dérivé de l’expression « to feel blue » qui veut dire être déprimé en anglais, émane d’une étude pseudo scientifique publiée en 2005 qui contient l’équation suivante:

Meteo x (Dettes – Salaire) x Temps depuis Noel à la puissance Temps depuis lequel vous ne réalisez pas vos promesses de la Nouvelle année, le tout divisé par le Niveau de motivation x la sensation d’avoir besoin de changement.

Vous le voyez un certain nombre des éléments de cette équation ne sont pas vraiment scientifiques ! Des facteurs hautement inquantifiables.

C’est pour cela que l’auteur même de cette formule, Cliff Arnall, psychologue, a parfaitement admis qu’il ne s’agissait en rien de science. Elle avait été commandé par une agence de publicité travaillant pour une agence de voyage en Angleterre, Sky Travel. Aujourd’hui il est même devenu en faveur de son éradication.

Selon un autre pshychologue, Dean Burnett, la pseudoscience fait du tort au public. Selon lui, faire croire au caractère scientifique de cette équation est “irrespectueux vis-à-vis de ceux qui souffrent d’une vraie dépression, puisque cela suggère qu’une dépression est un mal temporaire, mineur et expérimenté par tout le monde, plutôt qu’une vraie maladie chronique”.

Aussi il faut s’interroger sur les raisons du succès dans le temps du “Blue Monday”. Pourquoi l’évocation de la déprime résonne-t-elle dans nos sociétés occidentales contemporaines ? Cela vient-il du peuple ou bien le succès de ce « Blue Monday », simple opération marketing, est-il largement repris dans les médias pour une autre raison ?

Il semble bien que cette dernière hypothèse soit la bonne. Installer le “Blue Monday” comme une réalité, permettrait d’encourager un comportement consumériste bien connu: les dépenses compulsives. En effet une étude du Money and Mental Health Institute au Royaume Uni, réalisé sur plusieurs milliers de personnes souffrant de problèmes mentaux a montré que 90% d’entre elles dépensaient davantage quand elles ne se sentaient pas en forme. Effectuer des achats aideraient ainsi à « se sentir mieux » mais aussi culpabiliserait, ce qui conduirait également à acheter encore plus.

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