Histoire

Quelle est la fabuleuse histoire de la pièce d’or Eukratideion ?

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Découverte au XIXe siècle dans la ville de Boukhara (actuel Ouzbékistan), l’Eukratideion est la plus grosse pièce d’or qu’il nous reste de l’Antiquité. Pesant plus de 170 grammes, celles-ci a toutefois parcouru bien du chemin, avant d’arriver dans les collections de la Bibliothèque Nationale de France.

Un objet atypique

Qualifiée de “monstruosité numismatique” par le conservateur français Anatole Chabouillet, en 1867, l’Eukratideion est une pièce d’or imposante dont le but n’était certainement pas de servir de monnaie d’échange.

Frappé sous le règne d’Eucratide Ier (un roi grec de Bactrianie* – une province d’Asie centrale – au IIe siècle de notre ère), cet objet était, en effet, bien plus probablement, une récompense décernée à l’occasion d’un événement marquant et exceptionnel (il s’agit, d’ailleurs, à ce jour, d’un “unicum” ; c’est à dire, un objet archéologique conservé dans un seul exemplaire).

Ainsi, pendant des siècles, cette grande pièce d’or a-t-elle reposé secrètement au milieu des steppes de l’Asie centrale, sans que personne ne soupçonne de son existence.

Un long périple

La découverte de cette pièce de collection survient incidemment, en 1837, dans les environs de Boukhara (une ville médiévale située dans l’actuel Ouzbékistan).

Persuadés qu’il s’agissait d’un objet de grande valeur, les sept personnes qui découvrent le trésor s’entretuent au couteau pour s’en saisir (finalement, cinq hommes trouvent la mort au cours de cet affrontement).

Devenu méfiant, l’heureux possesseur de l’artefact se rend à Londres, en compagnie d’une poche discrète où il cache son précieux médaillon.

Malheureusement pour lui, une fois sur place, l’homme se rend compte de la méfiance des musées et des collectionneurs qui restent sceptiques devant l’allure de cette grande pièce d’or pesant 170 grammes (tous pensent, alors, qu’il s’agit d’un objet produit par un faussaire).

Finalement, néanmoins, un expert français accepte d’acheter la pièce et de la ramener en France, pour la confier à la Bibliothèque nationale impériale.

Ce choix se montre finalement avisé, lorsqu’en 1867, l’Empereur Napoléon III ordonne le transfert de cette pièce dans le Cabinet des médailles, contre la coquette somme de 30 000 francs.

*de nos jours le terme “Bactriane” est préféré

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