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Quel est le lien entre l’homme de Néandertal et le Covid-19?

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Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les médecins se demandent pourquoi certaines personnes développent des formes graves de la maladie alors que d’autres ne présentent aucun symptôme. Parmi d’autres raisons, une variante génétique héritée de la Préhistoire pourrait expliquer ces différences.

Un héritage très lointain

Nous savons que certains facteurs, comme le sexe, l’âge ou l’existence de troubles de santé, comme le diabète ou l’obésité, accroissent le risque de contracter des formes graves de la Covid-19.

Mais les scientifiques en ont découvert un autre. Il s’agit d’une portion d’un des chromosomes composant le génome humain. Ses porteurs devraient sa configuration particulière à un croisement entre l’Homo Sapiens et l’homme de Néandertal, qui se serait produit voilà environ 60 000 ans.

Les scientifiques ont retrouvé cette particularité génétique chez des malades de la Covid-19 et dans un génome appartenant à des Néandertaliens. Ils se sont ensuite aperçus que cette déviation génétique pouvait être en partie responsable de l’aggravation de l’état de santé des personnes infectées par le coronavirus.

Des études montrent ainsi que, s’ils sont atteints par la Covid-19, les porteurs de ce codage génétique particulier sont trois fois plus nombreux que les autres malades à avoir besoin de certaines formes d’assistance respiratoire.

Une séquence génétique mal répartie

Cet héritage génétique, venu de l’homme de Néandertal, n’affecte pas tous les humains de la même façon. C’est ainsi que très peu d’habitants de l’Afrique ou de l’Asie orientale en seraient porteurs.

Par ailleurs, seuls 16 % des Européens seraient concernés par cette particularité génétique. Elle toucherait en priorité les habitants de l’Asie du Sud, puisque la moitié d’entre eux auraient ce chromosome modifié dans leur génome.

Avec 63 % de ses habitants présentant cette variation génétique, le pays de la région, et sans doute du monde, le plus concerné, serait le Bangladesh. C’est peut-être pourquoi les personnes originaires de ce pays, et hospitalisées en Grande-Bretagne, sont plus susceptibles de mourir des suites de la Covid-19 que le reste de la population.

Cette portion de gène n’est d’ailleurs pas la seule que les humains aient hérité de leurs lointains cousins néandertaliens.

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