Histoire

Quel a été “le moment le plus dangereux de l’histoire de l’humanité” ?

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Parfois, un seul évènement peut changer le cours de l’Histoire. C’est ce qu’il s’est passé en pleine guerre froide, le 27 octobre 1962, lorsque l’officier de la marine soviétique Vassili Arkhipov s’est opposé à l’envoi d’une torpille a tête nucléaire, contre un vaisseau américain…

Une énorme frayeur

1962 : la guerre froide est à son paroxysme, les deux blocs (américain et soviétique) s’observent et rivalisent de manœuvres intimidantes. Parmi celles-ci, la présence de missiles nucléaires postés le long de Cuba et pointés en direction du territoire américain.

Découvrant cette menace, les Américains (déjà échaudés par l’abattage d’un avion-espion) ordonnent à un contre-torpilleur – le USS Beale – de lancer des grenades sous-marines sur le B-59, un sous-marin russe muni d’armes nucléaires.

Frappé de plein fouet, le vaisseau est alors en pleine avarie et son équipage – accablé par une chaleur étouffante – est tout proche d’une riposte cataclysmique.

Heureusement pour le reste du monde, Vassili Arkhipov, un des officiers à bord (seulement âgé de 34 ans) parvient à garder la tête froide et convainc le reste de ses acolytes de ne surtout pas riposter.

Particulièrement tendue, cette situation sera plus tard assimilée – par l’administration Kennedy – au “moment le plus dangereux de l’histoire de l’humanité”.

Le diable est dans les détails

Connu sous le nom de “crise des missiles de Cuba”, cet épisode historique est resté ancré dans la mémoire populaire, comme “le moment où tout aurait pu basculer”.

En effet, il est fort probable qu’une guerre frontale entre les deux superpuissances mondiales – chacune équipée de l’arme nucléaire – aurait fatalement déclenché un bain de sang planétaire et des explosions meurtrières sur toute la surface du globe.

Toutefois, la leçon la plus effrayante de cette histoire se trouve probablement en la personne de Vassili Arkhipov.

Selon plusieurs témoignages solides, le jeune russe aurait été la seule personne de l’équipage à ne pas donner son consentement pour une riposte militaire immédiate.

Sans la présence d’un officier aussi mesuré, la destinée du monde aurait, donc, été probablement bien différente (même si Arkhipov tempérera – en 2002 – cette version des faits, en affirmant que d’autres officiers étaient du même avis que lui, dans cette situation critique).

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