Histoire

Que s’est-il passé au château de Sigmaringen ?

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Édifice de grande envergure (dont la construction remonte au XIe siècle), le château de Sigmaringen n’est pas seulement connu pour ses lignes architecturales. En effet, cette demeure de 400 pièces a – sur décision unilatérale d’Adolf Hitler – servi de capitale éphémère au régime de Vichy, entre septembre 1944 et avril 1945.

Une fuite inévitable

Juin 1944 : les Alliés ont posé un pied en France et parviennent à progresser aisément sur tout le territoire. Cible prioritaire, Paris, la capitale, est libérée le 25 août.

Dix jours plus tôt, c’était en Provence que les adversaires du Reich avaient ouvert un second front, avant de progresser rapidement vers le nord.

Acculés face à l’éventualité d’une libération de la France, les nazis doivent donc trancher rapidement et établir leurs priorités.

Particulièrement mise à mal de toutes parts et touchée par des bombardements à grande échelle, l’Allemagne décide, néanmoins, de conserver un “gouvernement français”, en espérant stabiliser le front dans l’Est de la France ; avant d’éventuellement enclencher une reconquête du territoire.

C’est dans le cadre de ce plan de secours que Pétain et ses hommes sont sommés de se rendre en zone nord. Un ordre auquel les dirigeants de Vichy refusent d’obtempérer.

Très contrariés, les Allemands menacent de bombarder Vichy puis décident, finalement, d’emmener de force les dirigeants de l’État français au château de Morvillars (à côté de Belfort) ; puis dans le château de Sigmaringen (situé dans l’actuel Land du Bade-Wurtemberg), à partir du mois de septembre 1944.

La fin d’un exil

Se voyant comme des prisonniers, Pétain et Laval décident de cesser leurs fonctions et ne reconnaissent pas la “commission gouvernementale de Sigmaringen”.

Présidée par le délégué général Fernand de Brinon, celle-ci a pourtant pour but d’incarner le régime vichyste en exil. En ce sens, le château hôte reçoit le statut d’extraterritorialité et se mue en enclave française (au sommet de laquelle flotte le drapeau tricolore).

Aux côtés des dirigeants, se trouvent également – logés dans quelques habitations de la ville – près d’un millier de collaborateurs français, dont un certain Louis-Ferdinand Céline.

Face au succès final des Alliés, le gouvernement de Sigmaringen doit toutefois être dissous, en avril 1945.

Quant au château – désormais géré par le prince Karl Friedrich de Hohenzollern – il est, de nos jours, ouvert au public et reçoit beaucoup de visiteurs.

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