Histoire

Que désignait le nom de code “Nuit et brouillard” ?

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Connu sous le nom de code allemand “Nacht und Nebel”, “Nuit et brouillard” est l’application d’un décret passé le 7 décembre 1941, en Allemagne. En vertu de celui-ci, le Reich s’accordait le droit de déporter en Allemagne toute personne perçue comme étant un opposant au régime, avant de la faire disparaître discrètement.

Des résistants qui donnent du fil à retordre

Dès le 10 mai 1940, l’Allemagne nazie lance la « bataille de France », pour envahir à la fois la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et la France.

Parallèlement, la Norvège est également vaincue dans le cadre d’une campagne démarrée un mois avant.

Couronné de succès grâce à une stratégie d’invasion expéditive (le fameux “Blitzkrieg”), le Reich allemand domine, dès lors, une bonne partie de l’Europe occidentale et peut donc se consacrer à une expansion vers l’Ouest.

Néanmoins, des résistants – notamment communistes – se distinguent par leurs opérations de sabotage sur l’ensemble des territoires conquis.

Si, dans un premier temps, le Reich applique des sanctions radicales (comme des lourdes peines de prison, voire des exécutions sommaires), les autorités centrales se rendent compte que le sort réservé aux saboteurs fait d’eux des martyrs aux yeux des populations captives.

De ce fait, Hitler réfléchit alors à la mise en place d’autres solutions plus ambiguës, afin de dissuader les résistants de continuer leur travail de sape.

Un échec cuisant

Ainsi, en décembre 1941, Henrich Himmler – le chef des SS – transmet des instructions précises à la Gestapo.

Perçues comme étant trop expéditives, les anciennes sanctions appliquées aux saboteurs sont dès lors remplacées par une simple déportation en Allemagne, sans la moindre précision du sort qui sera réservée aux captifs.

Dans les faits, les personnes inculpées sont détenues à l’écart des autres déportés, sont interdites de courrier et n’ont de contact avec personne (même s’il pouvait arriver qu’elles purgent la fin de leur détention dans des camps de travaux forcés).

Loin de faire effet (le nombre de résistants augmentait sans cesse), ces nouvelles mesures furent, finalement, abandonnées à l’automne 1944.

Les détenus NN furent, dès lors, mis au régime commun dans les camps de concentration.

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