Santé

Pourquoi parler japonais limiterait la propagation du Covid-19 ?

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Avec moins de 1000 décès dû au coronavirus, le Japon a été beaucoup moins touché par l’épidémie. Les caractères propres de la langue japonais, ajoutés à d’autres facteurs, expliqueraient en partie ce faible bilan.

Une faible propagation due en partie à la langue

Nous savons que le coronavirus se transmet surtout par des gouttelettes infectées, projetées par les personnes contaminées. Or, la puissance de la transmission dépend en partie de la force de l’expulsion.

À cet égard, la langue japonaise ne conduit guère ses locuteurs à expulser des sons. Elle en contient peu qui soient comparables à des consonnes comme b, d ou p, dont la prononciation force à exhaler les sons. Et les gouttelettes infectées dans le même mouvement.

De même, cette langue présente surtout des phonèmes doux. Peu exubérants par nature, les Japonais ont en plus tendance à parler assez bas. Cette façon de s’exprimer, souvent discrète, a aussi joué un rôle dans la faible propagation de la maladie.

Les autres raisons

D’autres causes, qui tiennent à la culture japonaise, expliquent la faible circulation du virus dans le pays. En premier lieu, les Japonais ont l’habitude de porter des masques. Plus encore à l’époque du confinement, qui a coïncidé avec la période du rhume des foins.

Cette pratique s’inscrit dans le respect général des règles d’hygiène. C’est ainsi que les enfants apprennent très tôt à se laver les mains plusieurs fois dans la journée.

Par ailleurs, les Japonais n’ont guère l’habitude de se toucher. Ils ne s’abordent pas en s’embrassant ou en se serrant la main. Pour se saluer, ils préfèrent incliner la tête ou faire des courbettes ritualisées. Enfin, les Japonais ne se reçoivent pas beaucoup les uns chez les autres.

À ces coutumes, il faut ajouter une fermeture précoce des frontières et la possible immunité acquise au contact d’autres virus circulant en Asie. Il faut également noter que, grâce à leurs habitudes alimentaires, les Japonais sont moins confrontés à l’obésité que d’autres populations.

De ce fait, ils développent moins souvent un diabète considéré, dans le cas du coronavirus, comme un important facteur de risque.

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