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Pourquoi les lahars peuvent-ils être meurtriers ?

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Le nom de “lahar”, d’origine indonésienne, a été donné à des coulées de boue qui se forment à la suite de certaines éruptions volcaniques. Ces phénomènes, souvent très dangereux, font de nombreuses victimes et causent d’importants dégâts matériels.

Qu’est-ce qu’un lahar?

Plusieurs conditions participent à la formation d’un lahar. Ils sont consécutifs à l’éruption de certains volcans, dont les cendres, assez visqueuses, s’accumulent au sommet du volcan, sans provoquer une coulée de lave.

Les cendres sont en général mêlées de roches volcaniques. Au contact de fortes précipitations ou des eaux issues de la fonte d’un glacier, ce mélange de cendres et de roches peut se transformer en torrent de boue.

Glissant sur les pentes souvent raides des volcans, ces coulées de boue acquièrent une vitesse considérable et parcourent de très grandes distances. La température de ces fleuves de boue, composé en partie de cendres vives, est très élevée et peut provoquer des incendies.

Si un lahar ne se forme pas aussitôt après une éruption volcanique, tout danger n’est pas pour étant écarté. En effet, le phénomène peut se produire des années plus tard.

Des coulées de boue meurtrières

Par la vitesse acquise, et les matériaux dont il se compose, un lahar exerce une force irrésistible. Se présentant sous la forme d’un véritable mur, il balaie tous les obstacles qui se dressent sur sa route.

C’est ainsi qu’un lahar emporte aussi bien les arbres ou les ponts que les maisons ou les voitures. Et sa force destructrice est amplifiée par les matériaux arrachés dans son parcours.

Il peut même entraîner des glissements de terrain, qui engloutissent bâtiments et habitations. Un des lahars les plus meurtriers est déclenché, en 1985, par l’éruption du Nevado del Ruiz, volcan colombien. Elle provoque la fonte d’une calotte glaciaire située au sommet de la montagne, et la formation d’un lahar.

C’est un mur de pas moins de huit mètres de haut qui, après avoir parcouru plus de 60 kilomètres, déferle sur la ville d’Armero. La cité est en partie détruite et près de 25.000 personnes trouvent la mort dans cette catastrophe.

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