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Pourquoi le Reblochon est né d’une fraude fiscale ?

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Le reblochon vous connaissez, ce célèbre fromage produit en Savoie et qui bénéficie d’une AOC depuis plus de 50 ans ! Autant dire un élément fondamental de la gastronomie française, ne serait-ce qu’en raison de son importance dans la tartiflette.

Et bien aussi étonnant que cela puisse paraitre, il tire son nom d’une véritable fraude pour échapper à l’impôt. Et cela ne date pas d’hier puisque la manoeuvre avait lieu au 13e siècle.

Quelle manoeuvre exactement ?

Un indice, “re-blocher’ signifiait à l’époque « pincer de nouveau » ou « traire une deuxième fois ».

Voila donc en quoi consistait la fraude. A l’époque et plus encore à la Renaissance, les fermages étaient dus en nature. Cela veut dire que le fermier avait le droit de cultiver la terre de son propriétaire et en retour il le payait non pas en argent mais ave une partie des produits cultivés.

Dans le cas du reblochon le fermier devait donner un certain nombre de fromages; un nombre calculés en fonction du volume de lait trait.

Donc le propriétaire ou son contrôleur vérifiait la traite pour en déduire le nombre de fromages dus par le fermier.

Ainsi pour avoir à donner moins de fromages aux propriétaires les fermiers faisaient une première traite pour eux et une deuxième traite une fois la nuit tombée cette fois pour leur propre compte.

Donc vous l’avez compris la première traite était volontairement incomplète. Il l’achevait le soir venu.

Et les propriétaires y perdaient presque doublement car le lait de la seconde traite, était certes en plus petite quantité mais se trouvait être riche en crème, avec davantage de matières grasses supérieur. Bref tout simplement meilleur !

Un dernier mot sur le fermage. Au Moyen Age il se substitua progressivement au servage qu se définit comme la condition d’une personne qui est tenu de vivre et de travailler sur une terre appartenant à une autre personne et de fournir à cette autre personne, contre rémunération ou gratuitement, certains services déterminés, sans pouvoir changer sa condition. Si on le compare, le fermage était donc à l’époque une évolution positive.

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