Histoire

Pourquoi l’annuaire s’appelle le “Bottin” ?

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Rendus obsolètes par l’hégémonie du numérique, les annuaires téléphoniques en papier ne seront plus distribués à compter de l’année 2020. À l’origine de ce document, possédé par des millions de foyers français, se trouve une personnalité lorraine – Sébastien Bottin – dont le nom de famille a longtemps été utilisé pour désigner sa création.

Un parcours éclectique

Connu de tous les Français, le “bottin” a une renommée plus grande que celle du créateur qui lui a légué son nom. Pourtant, Sébastien Bottin a marqué l’histoire de son temps.

Né en 1764, à Grimonvillier (en Lorraine), le jeune homme suit des études de latin à Vézelize, avant d’intégrer l’université de Nancy, puis le séminaire de Toul.

S’en suit un parcours classique, où Sébastien Bottin devient prêtre (à l’âge de 25 ans) puis curé de Favières (il est alors âgé de 27 ans). Toutefois, suite aux évènements de la Révolution française, le jeune homme d’Église renonce à ses fonctions ecclésiastiques pour reprendre ses études.

Parmi ses domaines de prédilections, la science, la statistique et l’administration l’amènent à devenir chef de bureau à Strasbourg, puis à occuper le poste de député dans le nouveau régime.

Chargé de dossiers administratifs d’une importance capitale pour la jeune République de l’époque, Sébastien Bottin s’illustre, néanmoins, par une publication originale.

En effet, le secrétaire général de la préfecture du Nord édite, dès 1819, son premier “Almanach du Commerce de Paris” : à savoir le tout premier annuaire répertoriant les coordonnées de professionnels.

Succès et perte de vitesse

Du vivant de son créateur, les numéros annuels de l'”Almanach du commerce de Paris et des principales villes du monde” (dès lors, connus sous le nom générique de “bottins”) sont massivement distribués dans l’hexagone.

Toutefois, mort dans une relative indifférence, en 1853, Sébastien Bottin n’a pas pu connaître le succès massif des “Pages Blanches” et des “Pages Jaunes” au sein de la France du XXe siècle, où le téléphone avait conquis tous les foyers.

Après 200 ans de bons et loyaux services, le bottin devra néanmoins tirer sa révérence à la fin de l’année 2020.

En effet, rendus obsolètes par l’omniprésence d’internet, les annuaires ne seront plus distribués que dans quelques dizaines de départements avant de rejoindre, eux aussi, les limbes de l’Histoire de France.

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