Économie

Pourquoi la déflation peut-elle être dangereuse ?

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Vous le savez surement… caractérisée par une baisse générale du niveau des prix, la déflation augmente mécaniquement le pouvoir d’achat des consommateurs.

Mais si ce phénomène peut – de prime abord – sembler positif, il comporte, en réalité, des effets secondaires pour le moins handicapants. La déflation peut ainsi bel et bien prendre l’allure d’un cauchemar dont il est difficile de sortir.

Pourquoi donc ? Et bien si l’inflation (donc la hausse des prix et des salaires généralisée) est déjà préoccupante, elle peut néanmoins être jugulée grâce à un plan de rigueur. Par contre la déflation, elle, entraîne des complications sur le plus long terme.

Ce cercle vicieux peut se résumer comme suit :

– d’abord la dynamique de baisse des prix motive les consommateurs à différer leurs achats (ceux-ci pariant sur le fait que les prix baisseront toujours dans le temps). Ce comportement entraîne la baisse de la demande qui, elle-même, entraîne la baisse des prix, etc.

– Ensuite la baisse des prix occasionne la chute des marges générées par les entreprises, ce qui provoque mécaniquement la baisse des salaires, des investissements et, en bout de chaîne, la baisse de la demande puis – de nouveau – la baisse des prix.

– Enfin, la baisse des prix fait chuter les marges des entreprises comme les salaires des employés, ce qui occasionne des difficultés pour rembourser les éventuelles dettes (dont le poids grossit, comparé aux revenus). En bout de chaîne, la demande est de nouveau affectée, ce qui relance encore la baisse des prix.

Alors, pour lutter contre la déflation qui le menace, un État doit avant tout relancer la demande. Pour ce faire, l’attribution d’aides à des entreprises est souvent privilégiée, mais a pour désavantage majeur de creuser la dette publique.

Au niveau supra-étatique, la BCE (Banque Centrale Européenne) préconise le « quantitative easing » (c’est à dire « l’assouplissement quantitatif », en français) pour engendrer une hausse des prix. Le procédé est simple, la banque centrale augmente la quantité de monnaie en circulation – afin de créer une inflation – et incite parallèlement les banques à prêter, pour relancer la demande des ménages.

Le but de cette technique – un peu artificielle – est de relancer rapidement la croissance, grâce à la reprise du crédit et au retour à la consommation des ménages qui voient les prix se stabiliser.

Une manière peu orthodoxe – mais parfois efficace – de sortir de ces sables mouvants d’une crise monétaire qui peut engloutir toute l’économie d’une nation.

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