Économie

Comment les taux de change se fixent-ils ?

Abonnez-vous au podcast “Choses à Savoir Économie” pour ne rater aucun nouvel épisode:
apple-r-1 S’abonner
spotify-r. S’abonner
castbox-r S’abonner
deezer-r S’abonner
google-r S’abonner
rss-r S’abonner

.
Il faut savoir que pendant très longtemps, les taux de change étaient déterminés par l’offre et la demande de monnaies et donc, in fine, par les échanges de marchandises sur le marché.

Néanmoins, depuis les années 1970, la mondialisation financière a entraîné une refonte du système financier, dans lequel les mouvements de capitaux occupent une place de plus en plus importante.

Soulignons d’abord que dans un monde où plusieurs monnaies cohabitent encore, la question du taux de change est une question économico-financière fondamentale. Et dans le système financier actuel, le taux de change est fixé par les banques centrales qui émettent les devises. Pour ce faire, celles-ci se basent sur la masse monétaire de la devise en question.

Mais les marchés financiers influent également sur la fixation des taux de change, en fonction de l’offre et de la demande de ladite monnaie.

Ainsi, le taux de change d’une monnaie est soit :

– fixe et donc constant par rapport à une monnaie de référence (généralement le dollar américain, l’euro ou le yen). Et ce, en conséquence de la décision de l’État qui émet ladite monnaie. Dans ce cas précis, le taux de change ne peut donc être modifié que via une décision de réévaluation provenant du même État.

– Ensuite le taux de change d’une monnaie peut-être flottant. Dans ce cas il est déterminé par l’équilibre entre l’offre et la demande de monnaie sur les marchés de change, à l’occasion de chaque transaction.

Sans accord international officiel, tout État a théoriquement le choix de choisir le régime de changes qu’il souhaite (c’est-à-dire, « fixe » ou « flottant ») pour sa monnaie.

Il faut néanmoins préciser qu’avant les accords de Bretton Woods (de 1973), les taux de change étaient fixes et adossés à une quantité précise d’or. Par la suite, à la fin de l’étalon-or, les pays européens ont – pour la plupart – refusé le régime de changes flottants, pour lier leurs monnaies à des devises de référence.

Véritable aubaine pour les spéculateurs, ce nouveau système est, toutefois, fortement décrié pour son instabilité ; au point que certains économistes (comme le Hongrois Antal Fekete, auteur de l’ouvrage « Le retour au standard-or ») réclament le retour de l’étalon-or pour stabiliser l’ensemble de l’édifice financier.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre