Histoire

Pourquoi a-t-on confiné le village d’Eyam ?

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Au XVIIe siècle, alors que la peste bubonique faisait rage en Grande-Bretagne, un petit village a résisté contre l’envahisseur viral. Situé au centre de l’Angleterre, Eyam a – en effet – été le théâtre d’une mise en quarantaine volontaire, laquelle a considérablement ralenti la progression d’une épidémie dont on ne connaissait pas encore de remède.

La menace de la peste

Au printemps de l’année 1665, la grande peste fait des ravages à Londres. Le petit village d’Eyam – situé dans la région du Derbyshire – est, quant à lui, épargné par l’épidémie jusqu’à la fin du moins d’août.

Néanmoins, à la fin de l’été, la peste finit par arriver dans la petite bourgade (peuplée seulement d’un demi-millier d’habitants), probablement via un lot de tissus en provenance de la capitale.
Ainsi, le tailleur du village est le premier à succomber à la maladie.

Effrayés par une telle nouvelle, des villageois prennent la fuite, mais le très écouté révérend William Mompesson convainc la majorité des habitants d’Eyam à rester chez eux et à éviter tout contact physique avec les habitants des localités voisines.

Commence alors une salvatrice période de quarantaine.

Une mesure efficace

Confinés chez eux pendant des mois, les résidents de la bourgade vivent de la charité des habitants des villages voisins. Pour éviter tout risque de contagion, ceux-ci déposent de vivres dans une pierre munie de trous, située à la frontière d’Eyam.

Malgré toutes ces précautions, 257 personnes (dont le révérend) succombent tout de même à l’épidémie.
Les familles nombreuses sont, sans surprise, les plus touchées ; tandis que les individus plus autonomes (le plus souvent adultes et de condition plutôt aisée) réussissent globalement à s’en sortir.

Toutefois, les efforts de cette communauté ne furent pas vains, puisque grâce au confinement généralisé, la peste ne put se répandre vers le nord de l’archipel.

Par ce biais, Eyam devint donc un modèle de comportement communautaire pour l’ensemble des Britanniques ; le village étant même devenu un “mémorial de la peste” régulièrement visité par des touristes.

Un souvenir vivace qui a d’autant plus été ravivé par la pandémie mondiale de COVID-19, en 2020.

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