Voyage

Où Mauro Morandi vit-il seul depuis 28 ans ?

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Depuis près de trente ans, un homme vit seul sur une petite île de l’archipel de La Maddalena, au Nord de la Sardaigne. Gardien de l’île de Budelli, Mauro Morandi ne regrette pas son sort et ne manque pas d’occupations.

Un Robinson moderne

Parti pour la Polynésie, à bord de son catamaran, Mauro Morandi débarque à Budelli, une petite île située au Nord de la Sardaigne. Elle n’a que deux habitants, le gardien de l’île et sa femme, qui s’apprêtent à prendre leur retraite.

Séduit par la beauté des lieux, et sa plage de sable rose, et lassé de la compagnie de ses semblables, Mauro Morandi n’hésite pas. Il a trouvé son paradis. Postulant au poste de gardien, il est embauché par l’entreprise immobilière qui possède les lieux.

Jusqu’en 2011, le naufragé volontaire profite pleinement de son nouvel environnement. Mais, cette année-là, Budelli est vendue, et rachetée par l’État italien, qui l’intègre au parc national de l’archipel de La Maddalena.

Depuis, Mauro Morandi vit dans la crainte d’une expulsion toujours possible.

Un homme très occupé

Même s’il vit dans une île déserte, le vieil homme ne s’ennuie nullement. L’hiver, où nul visiteur ne vient le déranger, il se réfugie souvent dans sa maison, un peu sommaire mais aux murs solides. Des panneaux solaires lui fournissent l’énergie nécessaire.

Il scie son bois et fait sa cuisine. Artiste dans l’âme, il s’adonne aussi à la sculpture sur bois. Réfugié dans sa cabane, il écoule le déferlement des vagues et le rugissement du vent.

Lecteur assidu, il a aussi accès à Internet et fréquente les réseaux sociaux. L’été, il se promène dans son petit paradis et prend des photos de la célèbre plage de sable rose et des somptueux couchers de soleil.

Fin connaisseur de la flore méditerranéenne, il cueille du romarin, des asperges ou des poireaux sauvages. Il connaît bien les endroits où pousse la myrte, cette plante dont on fait un digestif réputé. Et quand des visiteurs pouvaient accoster sur l’île, il leur parlait de la fragilité de cette nature sauvage, et de la nécessité de la protéger.

Il constatait en effet, avec amertume, que le relèvement des températures, de plus en plus net, avait déjà chassé les poissons d’une eau devenue trop chaude. Sans oublier le comportement de touristes indélicats qui, en prélevant des échantillons de sable rose, durant leur visite, contribuaient à fragiliser un écosystème à l’équilibre délicat.

C’est pourquoi le gouvernement italien avait décidé, au milieu des années 90, d’interdire l’accès de la plage rose de Budelli. Les bateaux ne pouvaient plus en approcher à moins de 300 mètres. Seul habitant d’une île à nouveau déserte, Mauro Morandi peut dès lors goûter à nouveau les charmes de la solitude.

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