Histoire

Quelles sont les origines de la franc-maçonnerie ?

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Confrérie à la réputation auréolée de mystère, la franc-maçonnerie a ses racines dans les corporations de maçons du Moyen-Âge, dont les constructeurs et architectes des cathédrales étaient les plus brillants représentants. Les siècles passant, cet ordre initiatique a pris la forme de sociétés de bienfaisances (comme aux États-Unis) ou de loges confidentielles (surtout en Europe) dont les sujets d’étude concernent avant tout la politique et la philosophie.

La naissance d’un nouveau courant de pensée

Vraisemblablement nées dans l’Écosse du XVIIe siècle, les premières loges franc-maçonnes ont toujours fait référence à une histoire légendaire, remontant aux origines de la maçonnerie elle-même. Ainsi, des rites et des symboles sont-ils associés à l’Égypte ancienne, à la construction du temple de Salomon, ainsi qu’aux architectes grecs de l’Antiquité.

Néanmoins, au-delà de ce folklore mythologique, l’histoire de la franc-maçonnerie est, dans un premier temps, purement britannique. Après avoir émergé à Édimbourg (1599), les premières confréries essaiment, en effet, dans tout l’archipel alors qu’en juin 1717 la création de la “Grande Loge de Londres” marque la naissance de la franc-maçonnerie moderne.

Forgée dans un milieu d’hommes protestants de la haute société britannique, la doctrine maçonnique se développe autour d’une conception déiste (le Dieu chrétien étant remplacé par la figure du “Grand Architecte de l’Univers”), tandis que l’enseignement moral s’inspire beaucoup de l’Ancien Testament.

Influence politique et controverses

Faisant la part belle aux discours philanthropiques et d’entraide, ces cercles de réflexion philosophiques s’implantent rapidement sur le Vieux Continent.

La France n’est pas en reste, la première loge étant crée à Paris, en 1725. Nourries par les idéaux du “Siècle des Lumières”, les élites intellectuelles de l’hexagone se précipitent dans ces nouveaux cénacles, où l’on discourt morale, humanisme, politique et philosophie.

Impliqué à la fois dans la guerre d’indépendance américaine et dans la Révolution française, le marquis de La Fayette – un franc-maçon revendiqué – rappelle le lien ténu qu’il y a entre les les idées libérales professées dans les loges et les révolutions politiques d’alors.

C’est précisément cette influence grandissante, des franc-maçons dans la vie politique de leur temps, qui crée une profonde réticence chez bon nombre de conservateurs.

Ainsi, en France, l’affaire Dreyfus (1894) et le “scandale des fiches” (1904) – deux controverses impliquant des franc-maçons – cristallisent les tensions sociétales, la franc-maçonnerie étant même rangée dans le clan de “l’Anti-France” par le penseur monarchiste Charles Maurras.

De même, réprouvé par les mouvements communistes et fascistes, l’Ordre sera particulièrement mis à mal sous l’Occupation, avant d’être réhabilité par Charles de Gaulle.

Désormais autant décriées qu’idéalisées, les loges d’aujourd’hui continuent à évoluer avec leur époque, au sein de sociétés toujours plus mondialisées.

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