Santé

Peut-on sentir la maladie de Parkinson ?

parkinson

S'abonner au podcast
Joy Milne va peut-être faire naître une lueur d’espoir chez les malades atteints au syndrome parkinsonien et leur entourage. Grâce à un flair exceptionnel, cette Écossaise de 65 ans pourrait faire avancer la recherche pour trouver des traitements pour lutter contre cette maladie neurodégénérative si invalidante.

L’histoire débute il y a une trentaine d’années. Joy remarque que son mari Les émet une senteur inhabituelle. 10 années plus tard, son époux présente les premiers symptômes liés à la maladie de Parkinson or Joy remarque que l’intensité de l’odeur sécrétée par son mari évolue en fonction de l’efficacité des traitements reçus. Malheureusement, Les décède. Joy décide alors de rejoindre un groupe de soutien pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Elle note alors que les malades qu’elles côtoient émettent la même odeur subtile que son mari décédé.

En 2012, Joy ose se confier à un neurologue. Loin de la prendre pour une extravagante, le médecin propose à Joy de participer à une expérience pour confirmer son intuition. Le test est simple mais efficace. Six sujets porteurs de la maladie et six volontaires sains sont invités à porter un T-shirt propre pendant une journée puis Joy devait identifier les vêtements qui avaient été portés par les patients malades.

Le résultat a été très éloquent. Joy Milne a donné 11 réponses correctes sur 12 en seulement quelques minutes. Un score exceptionnel, d’autant plus qu’elle avait désigné un des participants en bonne santé comme porteur de la maladie, or ce dernier a quelques mois plus tard développé le syndrome parkinsonien. Cette étude a permis de mettre en évidence que Joy Milne arrive non seulement à identifier les personnes souffrant de la maladie de Parkinson, mais également ceux qui vont développer cette pathologie dans les mois ou les années à venir.

L’extraordinaire capacité olfactive de Joy Milne n’est pas un phénomène paranormal. Après plusieurs années de recherches, les scientifiques ont réussi à montrer que les malades de Parkinson sécrètent un sébum bien spécifique. L’analyse de ce sébum par spectrométrie de masse a permis de mettre en évidence une grande quantité d’acide hippurique, d’eicosane et d’octodécanal. Cet examen n’a été pratiqué que chez 64 patients à l’heure actuelle mais ces premières données sont très encourageantes. À l’avenir, il serait probablement possible de poser un diagnostic plus précoce et plus sûr pour prendre en charge les malades avant même l’apparition des premiers symptômes.

Aujourd’hui, en France, cette pathologie a été décelée chez environ 200 000 individus. 5 à 10% des malades ont moins de 40 ans lors de l’établissement du verdict. D’après les experts scientifiques, une pandémie est possible. Actuellement, le diagnostic est établi uniquement sur l’apparition des signes avant-coureurs de la maladie comme des raideurs au niveau des articulations, des tremblements ou une difficulté à se mouvoir.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre