Sciences

Comment les muons aident à percer les mystères des pyramides ?

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Parmi les différentes sources de rayonnements auxquelles nous sommes exposés sur Terre, figure le « rayonnement cosmique », qui provient de l’interaction de particules de hautes énergies avec l’atmosphère. Ainsi une véritable pluie continue de particules invisibles à l’oeil nu nous atteint continuellement. Parmi ces particules, les muons.

Au sol, sur Terre, le flux de muons est de 150 par mètre carré et par seconde. Ils sont très pénétrants, environ la moitié parvient à traverser un mur de béton de 5 mètres d’épaisseur. Au delà ils ralentissent puis s’arrêtent. Mesurer les muons qui traversent un objet permet donc de déterminer sa densité. : plus le nombre de muons est élevé, plus la densité est faible.

Ainsi si on constate un excédent de muons à un endroit, cela signifie que les muons ont traversé moins de matière, donc du vide. La quantité de ces particules récupèrés derrière un objet que l’on souhaite sonder permet donc de dire si cet objet est vide ou plein, ou plus vide à certains endroits qu’à d’autres.

C’est précisément en relevant la quantité de muons que des chercheurs français, égyptiens et japonais ont découvert une grande cavité jusque là inconnue au-dessus de la grande galerie, au cœur de la pyramide de Khéops.

Trois détecteurs furent utilisés. Deux à l’intérieur de la pyramide et un à l’extérieur. Chaque détecteur a observé la même chose. Dans la pyramide au dessus de la chambre du roi et la grande galerie, se trouve bel et bien une cavité de plus de 8 mètres de haut et près de 50 mètres de long. Son rôle et son contenu sont encore aujourd’hui parfaitement inconnus car il est pour l’heure impossible d’y accéder.

Déjà en 2016 on avait découvert deux autres cavités, beaucoup plus petites, l’une sur l’arrête nord-est de la pyramide et l’autre derrière les chevrons monumentaux de la face nord. Derrière semble se trouver un couloir qui fut certainement bouché mais qui pourrait bien mener à la grande cavité récemment découverte. Pour le savoir avec certitude il faudrait “utiliser un mode d’investigation légers, non destructeurs. Le CNRS et l’Inria réfléchissent à l’heure actuelle à cela, notamment à un petit robot qui pourrait passer par de minuscules trous dans les parois.

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