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A quoi sert l’accélérateur de particules du Louvre ?

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Mis en service en 1989, et perfectionné en 2017, l’Accélérateur grand Louvre d’analyse élémentaire (AGLAE), est le seul accélérateur de particules au monde destiné à l’analyse des œuvres d’art et des objets du patrimoine.

Un accélérateur de particules…

Aglaé est née du travail du Service de restauration des musées de France. Imaginé en 1983, ce dispositif unique au monde est opérationnel en 1989. Pesant 10 tonnes et mesurant 26 mètres de longueur, l’appareil est installé sous le musée du Louvre, dans un endroit sécurisé.

En 2017, une nouvelle version du dispositif est mise en service. Le principe de fonctionnement de la machine est fondé sur l’accélération de particules, portées à des vitesses considérables.

Il s’agit notamment de noyaux d’hydrogènes ou d’hélium. Les particules sont alors propulsées, sous forme de faisceau, à l’intérieur de l’objet étudié. Elles ralentissent alors, en cédant une part de leur énergie aux atomes constituant la matière de l’objet.

Cette énergie est en partie restituée sous la forme de rayonnements spécifiques, comme des rayons X ou gamma. C’est grâce à l’émission de ces rayons que les scientifiques en apprennent davantage sur les œuvres d’art examinées.

La nouvelle mouture de l’appareil se signale notamment par la plus grande stabilité du faisceau et une utilisation en continu.

…Réservé à l’étude des objets du patrimoine

Aglaé est destiné à l’étude exclusive des œuvres d’art et des objets conservés dans les musées. Comme il n’existe pas d’autre appareil semblable dans le monde, ses services sont souvent sollicités par des musées étrangers.

Cet accélérateur de particules est capable de détecter tous les éléments de la matière dans laquelle l’objet a été fabriqué. Cette analyse minutieuse de la composition de l’œuvre permet d’en préciser l’origine et d’en retracer l’histoire.

Aglaé s’avère donc un précieux instrument de datation, qui a déjà permis de rectifier de nombreuses erreurs. Cette étude précise de la composition d’un objet permet aussi d’en attester l’authenticité.

Grâce à la nouvelle version de l’appareil, il devient possible d’étudier de façon approfondie des supports fragiles, comme les tableaux. Jusque là, l’utilisation d’Aglaé risquait en effet d’altérer les couleurs des toiles étudiées.

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