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Quels sont les métiers interdits aux diabétiques et pourquoi ?

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De par les contraintes du traitement et les conséquences possibles du diabète, certaines professions se voient déconseillées ou même interdites aux personnes souffrant de cette affection.

La législation interdit d’abord aux diabétiques l’accès aux métiers de l’armée, de la police et de la gendarmerie. De même l’exercice des professions de douanier ou de sapeur-pompiers n’est pas permis aux personnes souffrant de cette affection.

Au dela, les métiers des transports font souvent l’objet des mêmes restrictions. C’est ainsi qu’une personne atteinte de diabète ne peut devenir pilote d’avion ou d’hélicoptère ou prétendre conduire un train. Elle ne pourra pas non plus choisir les métiers d’hôtesse de l’air ou de steward, de contrôleur aérien ou de contrôleur de train.

Par voie de conséquence, l’accès aux écoles et l’inscription aux concours préparant à ces professions sont également interdits aux diabétiques.

Quelles sont les raisons invoquées ?La question se pose car ces dispositions peuvent être ressenties comme une forme de discrimination, notamment au regard de la situation faite aux diabétiques dans certains pays étrangers. C’est ainsi que, pour ne citer qu’un exemple, une personne diabétique peut, sous certaines conditions, exercer le métier de pilote de ligne au Canada.

Pourtant, ces mesures d’interdiction sont bien motivées, en particulier par les conséquences possibles de la maladie qui, dans un cadre professionnel, pourraient s’avérer dangereuses pour la personne elle-même et son entourage.

Par exemple un diabétique peut être sujet à un malaise, dû notamment à l’hypoglycémie. On peut imaginer les conséquences dramatiques d’une telle défaillance, pour un pilote d’avion ou un conducteur de train par exemple.

Par ailleurs, les problèmes d’acuité visuelle rencontrés par les diabétiques peuvent justifier les interdictions d’exercer les métiers en relation avec l’armée ou la police.

Mais aujourd’hui l’évolution des environnements professionnels, souvent moins contraignants, et la mise au point de thérapeutiques plus efficaces pourraient peut-être amener à revenir sur certaines interdictions.

Pour conclure sachez que rien n’oblige une personne diabétique à signaler sa maladie à son employeur. Ce qui tend à relativiser les dispositions prises par les textes.

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