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«Mein Kampf» est un manga au Japon

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Éminemment sulfureux, l’ouvrage “Mein Kampf” d’Adolf Hitler suscite une polémique à chacune de ses évocations dans le débat public. Pourtant, au pays du soleil levant, le pamphlet du Führer est considéré avec une légèreté désinvolte. Au point d’être publié sous la forme d’un manga didactique…

Un manga à vocation pédagogique

“Mein Kampf” est sans aucun doute l’un des ouvrages les plus controversés de l’histoire de la littérature.

Un statut qui semble bien peu importer les éditeurs japonais d’East Press qui l’ont publié sous la forme d’un “manga de dokuha” ; un genre conçu pour vulgariser, par le dessin, la pensée d’un auteur.

Ainsi, édité dans la collection des “grands classiques mondiaux” – aux côtés de 27 autres “grands ouvrages” écrits par Dante, Machiavel, Kafka ou Marx – “Mein Kampf” est, depuis octobre 2008, disponible en librairie, au pays du soleil levant.

Se voulant fidèle au texte original, le manga entend expliquer de manière pédagogique l’idéologie nazie, tout en prenant le soin d’appeler les (jeunes) lecteurs à faire usage d’un minimum de distanciation critique.

Avec plus de 45 000 exemplaires vendus dans tout l’archipel, “Waga Toso” (“Mein Kampf”, en japonais) a d’ores et déjà rencontré un succès supérieur à celui du “Capital” de Karl Marx.

Nazisme et culture populaire

Si l’édition de “Mein Kampf” ne heurte pas outre mesure l’opinion publique nippone, c’est parce que les codes nazis sont plutôt à la mode dans la pop culture japonaise.

La chaîne Mandarake (une sorte de supermarché du manga), par exemple, édite de nombreux mangas dépeignant Adolf Hitler sous la forme d’un conquérant ambitieux, dont le IIIe Reich serait une sorte d’empire romain moderne.

De même, les brassards ornés d’une croix gammée sont parfois présentés comme des petits accessoires “mignons”, tandis que des amateurs de cosplay se baladent avec des chapeaux ou des casques rappelant ceux de l’armée nazie.

Dépourvu de lois condamnant les actes et les propos racistes, le Japon laisse ainsi le champ libre aux amateurs de l’esthétique nazie, voire même aux nostalgiques de l’alliance des forces de l’Axe (qui regroupait le IIIe Reich, l’Italie fasciste et le Japon impérial).

Une politique qui a de quoi déconcerter sur le Vieux Continent.

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