Histoire

L’opération Husky, le grand débarquement oublié

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Éclipsée, dans la mémoire collective, par le débarquement de Normandie du 6 juin 1944, l’opération Husky (10 juillet 1943) est pourtant un moment crucial de la Seconde Guerre mondiale. Ce débarquement en Sicile, qui a vu la collaboration de troupes britanniques, françaises, américaines et canadiennes, a en effet permis d’ouvrir un second front sur le continent européen, déstabilisant ainsi les forces de l’Axe.

Quel est le contexte ?

Dans la lignée des durs combats menés en Afrique du Nord, les Alliés prévoient de mener une attaque d’ampleur au cœur de l’Europe, afin de soulager les troupes soviétiques luttant sur le front de l’Est.
Winston Churchill penche plutôt pour un raid dans les Balkans, mais les états-majors américains et britanniques finissent par choisir un autre champ de bataille : la Sicile.

Considérablement échaudés par l’échec du raid de Dieppe mené en août 1942, les organisateurs de “l’opération Husky” décident par conséquent de mobiliser beaucoup d’hommes, dans le but de conquérir l’île de manière fulgurante.

Ainsi, 160 000 soldats, dont 25 000 Canadiens, prennent la direction des plages du sud-est de la Sicile.
Pas moins de 3200 navires les transportent, tandis que 4000 avions les épaulent.

Le déroulement de l’opération

Quelques semaines avant le lancement de l’opération, les Britanniques décident d’effectuer une manœuvre d’intoxication. En effet, un homme mort, déguisé en officier des services spéciaux, est largué à proximité des côtes espagnoles, où sont postées des forces allemandes.

À son poignet est accrochée une mallette contenant des documents laissant entendre qu’une occupation d’ampleur serait menée en Grèce. Crédules, les Allemands agissent en conséquence et concentrent leurs forces sur le territoire grec.

De ce fait, c’est par surprise que les Alliés attaquent la Sicile, en débarquant, de surcroît, dans un secteur (les plages de Licata) ne comportant pas de grand port.

La progression des troupes se fait donc sans grande résistance durant les premiers jours.
Les semaines qui suivent s’avèrent néanmoins plus tendues. En effet, aux 200 000 soldats italiens s’ajoutent 40 000 allemands, lesquels donnent du fil à retordre aux forces alliées.

Pour conquérir l’île, les généraux Patton et Montgomery rivalisent toutefois de coups d’éclats et Palerme (22 juillet 1943), puis Messine (17 août 1943) ne tardent pas à tomber.

Malgré une farouche résistance allemande, la progression des Alliés semble inéluctable.
Le 5 juin 1944 c’est au tour de Rome d’être conquise, la veille du D-Day qui marquera bien plus les esprits.

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