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La « lettre de Satan » a été décodée !

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La lettre du Diable ou « de Satan », c’est ainsi qu’on l’a nommée pendant plus de 300 ans, est une lettre datant du XVIIe siècle rédigée par une sœur qui se disait « possédée par le diable ».

Isabella Tomasi est devenue par la suite Sœur Maria Crocifissa della Concezione à son entrée au couvent en Sicile en 1660. Selon la légende, 16 ans plus tard, on la retrouva évanouie,  couverte d’encre, tenant dans sa main une mystérieuse missive. Face aux autres nonnes elle expliqua qu’elle avait été contrainte de rédiger cette lettre, possédée par Satan. Une allégation qui fut prise au sérieux à l’époque car des témoins firent savoir que la religieuse était effectivement possédée par le diable qui faisait passer des messages via ces lettres.

Que contenait cette lettre ? Un bien étrange message écrit avec des caractères mélangeant les alphabets runique, latin, grec et arabe. Un contenu parfaitement incompréhensible qui a semblé constitué de toutes les langues que Sœur Maria avait pratiquées dans sa vie au monastère.

Malgré ce caractère énigmatique, la lettre traversa les siècles ; aujourd’hui, plus de 340 ans plus tard, un groupe de chercheurs informaticiens du Ludum Science Center de Catane, en Sicile, vient de réussir à décrypter le message.

Pour y parvenir ils durent avoir recours à un logiciel de décryptage qu’ils ont téléchargé sur le « dark web ». Un programme très puissant, traditionnellement utilisé par les services d’espionnage. Grâce à lui une quinzaine de lignes ont pu être traduites, la plupart traitant des relations existantes entre les êtres humains, le diable et Dieu.

Selon l’une de ces phrases, Dieu serait l’invention de l’homme. Il y est décrit tout comme Jésus et le Saint-Esprit comme des “poids morts” et Satan y encourage la nonne à abandonner la religion. Toujours selon le texte : “Dieu pense qu’il peut libérer les mortels. Le système ne marche pour personne. »  La lettre ajoute que « Peut-être maintenant, le Styx est certain ! ». Le Styx est ce fleuve qui dans la mythologie grecque sépare le monde terrestre de l’enfer.

Selon le directeur du centre, Soeur Maria était une linguiste douée mais peut-être souffrant de schizophrénie. “Il s’agit d’un alphabet précis, surement inventé par la nonne avec beaucoup de soin, en mélangeant des symboles qu’elle connaissait. Chaque symbole est bien pensé et structuré, il y a des signes qui se répètent, et cela montre une initiative soit intentionnelle, soit inconsciente. La vie dans le monastère était sans doute très stressante.

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