Incroyable !

Les hippopotames produisent leur crème solaire

vis Abonnez-vous au podcast “Incroyable!” pour ne rater aucun nouvel épisode:
spotify-r. S’abonner
apple-r-1 S’abonner
castbox-r S’abonner
deezer-r S’abonner
google-r S’abonner
rss-r S’abonner

.
Aller à la plage, se prélasser et bronzer, après s’être enduit de crème solaire… voilà qui nous semble purement humain. Pourtant, des animaux aussi ont un équivalent à notre écran total. Les hippopotames, par exemple, sécrètent naturellement des composés censés filtrer les rayons UV et agir comme un antiseptique.

Une sécrétion protectrice

Très souvent immergé dans l’eau, l’hippopotame amphibie (Hippopotamus amphibius, selon la nomenclature binomiale) a une peau très sensible au soleil.

Mais, si l’éléphant raffole des bains de boue pour se protéger, l’hippopotame – lui – sécrète naturellement des composés chimiques en mesure de filtrer les rayons ultraviolets. Une capacité bienvenue puisque, dépourvu de glandes sudoripares et sébacées, il lui est absolument impossible de transpirer.

Prenant la forme d’un liquide transparent visqueux de couleur rouge (couramment appelé « sueur de sang »), son fluide protecteur se compose de deux pigments : l’hipposudorique (de couleur rouge vif) et le norhipposudorique (de teinte orangée).

La combinaison de ces deux éléments chimiques créé donc des petites perles rougeâtres qui, mêlées à un fluide, forment une fine pellicule sur le corps de l’hippopotame, lequel peut alors s’exposer au soleil sans crainte.

De multiples propriétés

Très épais, ce fluide naturel protège également l’épiderme de l’hippopotame d’éventuelles infections, en neutralisant instantanément la croissance de germes pathogènes.

En effet, selon plusieurs études, une faible dose d’hipposudorique suffit déjà à tuer des bactéries ; un pouvoir désinfectant qui laisse à l’hippopotame beaucoup de liberté quant au choix de son lieu de vie.

C’est pour cette raison que malgré la relative fragilité de leur peau, les hippopotames ne contractent jamais d’infections cutanées ; même en se prélassant dans des eaux sales.

Sachant tout cela, est-il possible de synthétiser ces molécules pour créer une crème (solaire et désinfectante) utilisable par les humains ? Rien n’est moins sûr.

Effectivement, selon les chercheurs, les pigments en question sont des composants très instables qui ne peuvent se fixer sur la peau de l’animal que grâce au fluide qu’il sécrète. Faute de nouvelles découvertes sur sa composition chimique, il est donc momentanément impossible de créer une crème applicable par l’Homme, sur la durée.

Dame Nature a donc encore beaucoup à nous apprendre.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre