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Les animaux pratiquent-ils la distanciation sociale ?

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L’actuelle épidémie de coronavirus nous a habitués à des mesures de distanciation sociale, nécessaires pour limiter la propagation de la maladie. Mais les humains ne sont pas les seuls à agir de cette manière. Certaines espèces animales adoptent aussi des comportements susceptibles de freiner la diffusion d’une maladie contagieuse.

Des animaux qui s’évitent

Dans la nature, des formes de distanciation sociale sont observées. À cet égard, le comportement de certains animaux peut nous nous donner des enseignements très utiles. Dans certaines espèces, en effet, les animaux vont s’écarter de leurs congénères malades. Et, dans ce domaine, les animaux ont une supériorité sur les humains. Leurs sens, plus développés, leur permettent en effet d’anticiper l’apparition de certaines maladies.

L’émission de signaux chimiques spécifiques permet ainsi aux langoustes de repérer un crustacé qui devrait être atteint d’un virus mortel. Grâce à cette détection précoce, les langoustes saines s’isolent de leur congénère un mois avant l’apparition de la maladie.

Les têtards de la grenouille-taureau s’éloignent également des larves infectées. Là encore, leurs sens aiguisés les avertissent, de manière infaillible, de l’apparition de la maladie chez d’autres têtards.

Les souris sont également capables de détecter une infection chez leurs congénères. Pourtant, elles ne les fuient pas. C’est le contraire qui se produit. Ce sont les souris malades qui ont tendance à s’isoler volontairement, sans doute dans le but de limiter la propagation de la maladie.

Une véritable ségrégation

Cet éloignement du groupe est parfois imposé de façon brutale. Ainsi, les abeilles se débarrassent des larves infectées aussitôt qu’elles les repèrent. Cette action radicale permet d’éviter la diffusion d’une maladie très contagieuse, qui n’affecte que les larves.

Les primatologues ont constaté un comportement similaire chez les chimpanzés. En effet, dès qu’un individu est atteint d’une affection contagieuse, il est aussitôt écarté du groupe. Il peut cependant arriver, de temps à autre, qu’un animal infecté soit réintégré au sein du troupeau.

Dans certains cas, les chimpanzés sont atteints de certaines malformations, dues à la maladie qui les a atteints. Cette modification de leur apparence physique entraîne le même ostracisme à leur égard.

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