Sciences

Quel est l’effet de la solitude sur le cerveau ?

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On savait que la solitude subie pouvait provoquer ou aggraver des troubles psychologiques et même physiques. Des études récents sont venues démontrer que cette situation modifiait, d’une certaine manière, la construction des zones cérébrales concernées.

Les effets pervers de la solitude

La solitude, quand elle est subie ou ressentie comme telle, peut rendre plus difficiles certains processus d’apprentissage ou de mémorisation. En limitant les interactions avec l’entourage, dont le cerveau a besoin pour développer ces processus, l’isolement rend moins aisée la maîtrise du langage ou du calcul et la mise en œuvre de certaines formes de mémoire.

Aussi bien l’isolement peut-il faire le lit de certains troubles cognitifs. De même, la solitude tend à accroître, chez ceux qui la ressentent, un sentiment d’angoisse et favorise les états dépressifs.

Elle peut même se traduire par une détérioration de l’état de santé et être responsable d’un décès prématuré.

La solitude et le cerveau

Des études récentes montrent que la solitude peut avoir des effets plus directs sur le cerveau, modifiant même son développement.

Pour en avoir le cœur net, des chercheurs américains et danois ont observé des souris. Ils les ont d’abord laissé vivre en communauté, menant alors la vie sociale de ces espèces. Puis, sans transition, ils ont isolé certains de ces animaux, un mois d’abord, trois ensuite.

Cette expérience a permis de constater des modifications cérébrales chez les souris esseulées. C’est ainsi qu’à l’issue d’un mois de solitude, les chercheurs ont remarqué que la taille des neurones avait diminué. Deux mois supplémentaires d’isolement ne les ont pas fait rétrécir davantage.

Et ces neurones n’étaient guère susceptibles de grandir, car le cerveau des souris solitaires contenait une moins grande quantité d’une protéine responsable de la croissance des cellules nerveuses. De même, leur cerveau produisait davantage de cortisol, l’hormone du stress.

En revanche, le cerveau de ces souris présentait un développement de structures propres à favoriser les connexions entre les cellules nerveuses.

Toutes ces constatations démontrent qu’un état de solitude peut provoquer d’importantes modifications dans le développement cérébral. Il reste cependant à étendre ces recherches à la situation propre de l’être humain.

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