Économie

Le revenu universel a-t-il un avenir ?

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Également nommé « revenu de base », le revenu universel est le projet d’une allocation qui serait versée à tous les membres d’une même communauté, sans condition de ressources ni obligation de travail. Sujet d’âpres débats, ce mode de fonctionnement est revenu sur le devant de la scène, avec la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus.

L’idée a, pour la première fois, été formulée par le banquier français Jacques Duboin – dans la France des années 1930. Depuis, le revenu universel (également appelé « allocation universelle » ou « revenu de base ») a parcouru un long chemin, avant d’être de nouveau cité comme une solution économique viable, au sein de nos sociétés post-industrielles.

Le principe de cette allocation est simple : une somme versée à tous les citoyens d’un pays – quels que soient leurs ressources, leur patrimoine, ou leur situation professionnelle – dans le but de leur garantir la subvention de leurs besoins de base.

De cette manière, le revenu universel remplacerait la plupart des aides sociales que nous connaissons actuellement, tout en gommant les défauts bureaucratiques qui les accompagnent ; un atout qui plaît beaucoup aux courants de pensée libertariens, souhaitant réduire au maximum les emplois administratifs littéralement improductifs.

Sur le papier, l’idée semble donc séduisante ; le projet rencontre, néanmoins, de nombreux détracteurs, craignant que la distribution inconditionnelle d’une telle manne, n’incite à l’oisiveté.

Si les avocats du revenu universel mettent en avant ses vertus sociales (du côté des socialistes), comme sa simplicité d’attribution (du côté des libéraux), des âmes rétives craignent, toutefois, qu’une telle subvention ne présente des coûts budgétaires trop importants ; tout en incitant, en outre, les citoyens les plus paresseux à ne pas travailler.

C’est pour en avoir le cœur net que divers Etats ont fait quelques expérimentations à ce sujet. L’exemple le plus connu est certainement celui de la Finlande qui a décidé de distribuer la somme mensuelle de 560€/mois, à 2000 demandeurs d’emploi tirés au sort.

Le principe était simple, chaque individu sélectionné toucherait cette manne pendant 2 ans, et ce, même en cas d’embauche. Souhaitant savoir si les personnes percevant un tel revenu allaient plus facilement s’engager vers l’auto-entrepreneuriat, les autorités finlandaises ont constaté que l’allocation servait surtout de tremplin pour retrouver un emploi.

Un verdict qui ne refroidit pas l’Espagne, dont le gouvernement songe déjà à l’instauration d’un revenu permanent, pour aider les personnes victimes du coronavirus.

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