Économie

La presse papier va-t-elle disparaître ?

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Si vous avez plus de 30 ans vous savez qu’il fut un temps où la presse écrite était incontournable au sein des sociétés développées. Mais avec l’avènement du numérique, cette époque est en passe d’être révolue. Les journaux papiers sont progressivement remplacés par les articles web. Plus que jamais, la diffusion de l’information semble donc opérer une mutation.

En effet, les Hommes modernes que nous sommes sont quasiment tous dotés d’un smartphone ou d’une tablette. Face à une telle concurrence, il est difficile d’envisager un véritable avenir pour un format qui semble obsolète et qui – en plus – demeure payant, puisqu’il faut bien débourser quelques euros pour acheter un journal chez le papetier.

Un constat que partage Mark Thomson – le PDG du New-York Times – pour qui la presse papier risque de disparaître d’ici une petite dizaine d’années.

Pour étayer cette analyse, le magnat rappelle que son organe de presse a enregistré une hausse de 41,8 % d’abonnés numériques en 2018 (pour un chiffre de 2,64 millions d’abonnés, au total), tandis que la part d’abonnements classiques tendait à baisser.

Une conjoncture alarmante, puisque les abonnements représentent 60 % du chiffre d’affaires dudit journal (contre 33 % pour les revenus publicitaires).

Véritable révolution à part entière, internet a logiquement bouleversé le rapport que les humains entretiennent avec l’information.

Supplanté par les sites internet et les applications mobiles, dans le domaine du traitement des « news », la presse écrite doit donc se focaliser sur l’étude des sujets de fond, lesquels peuvent encore convaincre quelques nostalgiques de la « presse d’antan » d’acheter des magazines, de temps en temps.

À ce rythme, néanmoins, c’est la production écrite qui risque de disparaître de manière radicale.
En effet, les contenus numériques actuels étant de plus en plus agrémentés de fichiers audios et vidéos, l’écrit seul n’est plus vraiment prisé par les nouvelles générations (lesquelles privilégient – de manière croissante – la quantité à la qualité, ou encore la vitesse à la concentration).

De ce fait, les livres de tout genre (romans, essais, poésie) – déjà menacés par les e-book – risquent de sembler bien trop rebutants, dans leur forme actuelle, à des lecteurs/consommateurs abreuvés de contenus hybrides, où le son et l’image occupent une place importante.

Bien au-delà de la seule presse, l’écrit est donc plus que jamais soumis à une mutation de grande envergure.

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