Incroyable !

Il existe des oiseaux pyromanes

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La pyromanie semblait être une spécificité humaine… jusqu’à ce qu’on observe le comportement de certains oiseaux du bush australien. Dans ces régions extrêmement arides, des rapaces propagent – en effet – volontairement des incendies, afin de débusquer plus facilement des proies en fuite.

La pyromanie comme technique de chasse

Les feux de forêts représentent un vrai fléau en Australie, où une grande partie du territoire est déjà aride (le désert australien couvre – au total – près d’un cinquième de l’île, où la température estivale peut atteindre 45°C dans certaines zones).

Si des incendies sont incontestablement déclenchés par des criminels, certains d’entre eux sont néanmoins alimentés par… des oiseaux souhaitant chasser.

Par exemple, les milans noirs et les milans siffleurs – des rapaces – prennent fréquemment dans leurs griffes des bâtons encore fumants – trouvés dans des forêts incendiées – pour les jeter quelques centaines de mètres plus loin, tout en attendant que des animaux effrayés (rongeurs, reptiles, etc.) passent devant leurs yeux vigilants.

Compilés dans une étude parue dans la revue “The Journal of Ethniobiology”, des témoignages provenant d’une douzaine de groupe aborigènes corroborent l’existence de ce comportement pyromane, dont les plus anciennes mentions remontent à il y a plus de 40 000 ans.

Des oiseaux qui font feu de tout bois

Loin d’être un comportement isolée, l’alimentation d’incendies par certaines espèces de rapaces semble être une stratégie de chasse à part entière.

En effet, en plus de capturer des animaux en fuite, le faucon bérigora (Falco berigora), le milan noir (Milvus migrans) et le milan siffleur (Haliastur sphenurus) se délectent des cadavres carbonisés des créatures piégées dans les flammes.

Néanmoins, pour le moment, aucun éthologue n’a encore trouvé la preuve que ces oiseaux pourraient être purement à l’origine de divers incendies.

Cela ne les empêche pas, toutefois, de représenter une menace pour l’écosystème australien, puisque leur rôle – bien que marginal – dans le déploiement des brasiers, les place en troisième cause d’incendies de bush, derrière l’Homme et les éclairs.

Ainsi, pour le bien de l’Australie, il deviendra peut-être nécessaire d’empêcher des oiseaux de “mettre de l’huile sur le feu”.

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